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Voici pourquoi Elon Musk ne veut plus utiliser le Bitcoin (pour l’instant)


Elon Musk joue avec les nerfs des investisseurs en bitcoin. Après avoir fait la promotion de la cryptomonnaie à plusieurs reprises, le milliardaire a annoncé mercredi soir que Tesla ne l’accepterait désormais plus comme moyen de paiement, citant des raisons environnementales.

« Nous somme préoccupés par l’utilisation grandissante d’énergies fossiles, notamment du charbon, dans le processus de minage du bitcoin et dans les transactions (…) La cryptomonnaie est une bonne idée sous de nombreux aspects, mais cela ne peut être au détriment de l’environnement», a écrit Elon Musk sur Twitter. Dans la foulée, le cours du bitcoin a chuté, passant d’environ 56.000 dollars à 46.000 dollars en quelques heures.

Elon Musk a toutefois précisé que Tesla n’allait pas vendre les bitcoin que l’entreprise possède, et qu’elle reprendrait les transactions dès que le problème de la source d’énergie serait réglé. Il a également indiqué que Tesla allait se tourner vers d’autres cryptomonnaies moins consommatrices en énergie.

L’annonce d’Elon Musk en a surpris plus d’un, d’autant plus qu’il avait posté un message semblant contredire ce point de vue il y a seulement quelques semaines, en réponse au PDG de Twitter Jack Dorsey, qui affirmait que le bitcoin incitait au développement des énergies renouvelables.

Mais Elon Musk n’en est pas à sa première contradiction. Ces dernières semaines, il avait activement fait la promotion du Dogecoin, une cryptomonnaie pensée au départ comme une blague et qui a connu une progression phénoménale. Avant de déclarer dimanche, lors du Saturday Night Live, dont il était l’invité spécial, que ce même Dogecoin était une arnaque… puis d’évoquer deux jours plus tard la possibilité d’acheter des Tesla avec cette cryptomonnaie. 

De là à en conclure que le milliardaire profite des variations de prix du bitcoin et des cryptomonnaies qu’il provoque lui-même pour augmenter sa richesse, en rachetant plus bas, il n’y a qu’un pas. 

Le bitcoin, consommateur d’énergie

Le fait que le bitcoin consomme une quantité importante d’énergie reste, toutefois, une réalité. Le minage, soit la création de bitcoin, ainsi que les transactions, reposent sur des calculs complexes qui consomment une forte quantité d’énergie via les ordinateurs sur lesquels ces calculs ont lieu. 

Selon une étude publiée par l’Université de Harvard, le bitcoin consomme actuellement près de 110 Terawatts par an, ce qui représente 0,55% de la production mondiale d’électricité, ou l’équivalent de l’énergie utilisée en un an par des pays comme la Suède ou la Malaisie.

Toutefois, si l’on considère que la cryptomonnaie a pour objectif de devenir un système financier international à part entière, ces chiffres doivent être relativisés. Ainsi, la consommation d’énergie totale ne représente qu’une fraction de l’énergie consommée par le système financier international traditionnel, et même moins que le minage de l’or, auquel on compare souvent le bitcoin en tant que valeur refuge.

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Et le véritable problème n’est pas tant la quantité d’énergie utilisée, mais la manière dont cette énergie est produite. L’une des critiques qui revient souvent est ainsi qu’une grande partie du minage du bitcoin a lieu en Chine, où l’utilisation d’énergie issue du charbon, l’une des plus importantes sources de Co2, est majoritaire.

Mais des études ont montré qu’en réalité, entre 39% et 73% (une estimation qui varie grandement d’une étude à l’autre, il est vrai) de l’énergie utilisée par le bitcoin provient des renouvelables.

L’ensemble des promoteurs du bitcoin et des cryptomonnaies s’accorde toutefois pour dire, comme l’a fait Elon Musk dans son message, que la réduction de l’impact environnemental constitue l’un des principaux défis, surtout si la croissance du bitcoin se poursuit à ce rythme.

Et alors que nombreux sont ceux qui travaillent déja sur cette question, de nombreux projets de cryptomonnaies promettent d’utiliser des énergies propres, comme par exemple Power Ledger, qui propose de permettre, via sa blockchain, aux particuliers de revendre directement leur énergie verte (produire avec des panneaux solaires par exemple) aux foyers voisins, sans passer par les fournisseurs.

En attendant que le problème soit réglé, le bitcoin devrait rester soumis aux critiques, ses détracteurs étant au moins aussi nombreux que ses promoteurs, comme c’est généralement le cas avec toute nouvelle technologie.





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