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Voici les 7 meilleurs livres de poche à lire cet été

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«Le train de 18h50 partira dans douze minutes voie 2». Suffisant pour filer acheter un livre de poche à la librairie de la gare.

De la serial killeuse nigérienne aux fables cocasses en passant par le roman d’amour, on vous aide à trouver les nouveautés en petits formats pour votre été 2020.

«Un certain Paul Darrigrand», de PHILIPPE BESSON

Habitué à se glisser dans la peau des autres depuis près d’une vingtaine de romans, Philippe Besson effectue un virage d’ampleur vers l’introspection dont «Un certain Paul Darrigrand» fait partie. Il replonge ainsi dans ses souvenirs de jeunesse. L’étudiant qu’il fut se love dans les délices et les affres de la passion clandestine (avec ce fameux Paul Darrigrand)… jusqu’à une banale prise de sang, véritable coup de massue dans son insouciance d’alors. Après «Arrête avec tes mensonges», les fans du prolifique auteur passé à côté de la mort retrouveront son style poétique et émouvant et les thèmes qu’il affectionne comme les amours secrètes. Dans le style épuré mais émouvant qui le caractérise, il dresse aussi en filigrane un portrait de la société des années 1980.

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Un certain Paul Darrigrand, de Philippe Besson, éd. Pocket, 6,50€.

«Ma soeur, serial killeuse», de Oyinkan braithwaite

Korede est infirmière. Sa mission ? Soigner les autres mais aussi protéger sa soeur cadette, quoiqu’il en coûte. Et ce n’est pas une mince affaire puisque cette dernière a une fâcheuse tendance à tuer ses amants. Alors que Korede tombe amoureuse d’un séduisant médecin de l’hôpital où elle travaille, Ayoola pose son dévolu sur ce dernier. Comment protéger l’homme qu’elle aime en même temps que sa sérial-killeuse de soeur ? Au-delà de l’originalité folle de l’intrigue, ce premier roman aussi noir que bourré d’humour fouille habilement les rapports complexes entre soeurs et la société nigérienne dans une écriture très limpide. Prometteur.

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Ma soeur, serial killeuse, de Oyinkan Braithwaite, éd. J’ai lu, 7,20€.

«Corentine», de Roselyne Bachelot

Incroyable parcours que cette Roselyne Bachelot, tour à tour docteur en pharmacie, humanitaire, ministre, chroniqueuse télé et maintenant biographe de sa grand-mère. Née en 1890, Corentine n’eut pas une vie facile. Placée encore enfant chez un marchand de chevaux, elle «monte» à Paris à l’âge de douze ans, se marie toute jeune pour sortir de la misère, devient veuve au début de la guerre, travaille dans une usine de fabrication d’obus et prend même la tête d’un piquet de grève avant de partir monter son commerce dans le Morbihan. Roselyne Bachelot brosse ici le portrait sensible de cette grand-mère étonnante et rend surtout hommage à sa volonté de fer et à son esprit libre et fougueux. Corentine fait partie de ces femmes qui ont le goût de la liberté et féministes avant l’heure, un héritage que l’ancienne ministre de la santé ne renie pas, bien au contraire.

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Corentine, de Roselyne Bachelot, éd. Pocket, 6,50€.

«Les fables de la fontanel», de sophie Fontanel

Genre tombé en désuétude depuis qu’un certain Jean de la Fontaine l’a marqué de son empreinte indélebile, Sophie Fontanel met sa plume bourrée de drôlerie à son service et sert de courts textes bien balancés sur la sexualité dans notre société. De «la fable de l’homme qui saoûlait tout le monde avec ses clichés» (autour notamment du rôle de la femme durant la Préhistoire) à «la fable du producteur qui croyait tout possible» (H. Weinstein) en passant par «la fable de la fille qui n’aimait pas qu’on lui présente des garçons» (sur une jeune fille qui faisait son coming-out auprès de ses parents) ou «la fable de la femme qui était cruelle sur Tinder» (sur l’égalité des sexes quand il s’agit de cruauté), Sophie Fontanel parle de sujet forts avec drôlerie mais surtout une bien jolie délicatesse.

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Les fables des la Fontanel, Sophie Fontanel, éd. Robert Laffont, 10€.

«Piranhas», de Roberto Saviano

Célèbre partout dans le monde pour avoir osé dénoncer le milieu mafieux de la Camorra avec Gomorra, depuis adapté en série avec un énorme succès, le journaliste Roberto Saviano s’est aussi lancé dans l’aventure de l’écriture fictionnelle avec «Piranhas», premier des deux tomes consacrés au baby-gang de Naples et l’histoire d’une bande d’ados napolitains armés et fascinés par la criminalité. Rien n’a d’importance pour eux, rien ne leur fait peur, ni la mort, ni la prison. Ce qui compte : se faire respecter. Même si ce livre est fictionnel, il n’en est pas moins infusé de la réalité sociale violente et crue de la région napolitaine. L’écriture est, comme toujours avec Saviano, sèche et ciselée. Un uppercut.

Pour ceux qui ont aimé, «Baiser féroce» , sa suite, est aussi disponible chez Folio.

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Piranhas, de Roberto Saviano, Folio, 8,99€.

«Contes pour jeunes filles intrépides», de praline Gay Para

Cendrillon et La Belle au bois dormant n’ont qu’à bien se tenir. Dans la lignée de ses Contes curieux des quatre coins du monde, Praline Gay-Para revisite les contes et leurs héroïnes pour leur faire prendre des chemins de traverse succulents. Ici, pas de princesse soumise à l’attente d’un prince charmant mais des jeunes filles qui transgressent les règles, décident de braver leur condition et trouvent le courage de bousculer l’ordre établi. La conteuse fait le tour du monde des contes et légendes, de la Sibérie à la Corée en passant par le Soudan pour montrer les filles sous un autre jour, plus libre et courageux. Un coup de frais sur la canicule annoncée.

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Contes pour jeunes filles intrépides des quatre coins du monde, de Praline Gay-Para, éd. Babel, 6,90€

Polars sombres, suspense et rebondissements vont vous faire passer un bel été

«Graine de sorcière», de Margaret Atwood

Alors qu’il préparait une mise en scène de «La Tempête» de Shakespeare pour un festival, Félix est injustement licencié de son poste de directeur de l’évènement. Douze ans plus tard et après une longue retraite dans une maison au fond des bois afin de panser ses plaies, le protagoniste se voit proposer un poste de prof de théâtre dans une prison. L’occasion de se venger pointe alors le bout de son nez. Avec «Graine de sorcière», la grande dame des lettres canadiennes (connue notamment pour sa célèbrissime Servante écarlate) signe un vibrant hommage à Shakespeare doublé d’un polar social assez inclassable.

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Graine de sorcière, de Margaret Atwood, éd. 10/18, 8,10€

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