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Vidéo : L214 dénonce les conditions d’élevage d’oiseaux destinés à la chasse

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Des milliers de cages, sur des centaines de mètres. A l’intérieur, des faisans cherchent en vain à s’envoler, se heurtant au plafond grillagé. Ces images, révélées par l’association de défense animale L214 et le naturaliste indépendant Pierre Rigaux, sont attribuées à un élevage d’oiseaux destinés à la chasse situé à Missé, dans les Deux-Sèvres. Une «usine de chair à fusil», selon les militants.

D’après les informations de L214, le site appartient à la société Gibovendée, leader de la reproduction du gibier, en France et en Europe. Les animaux qui ne sont pas en cages sont maintenus par milliers dans des bâtiments clos, sans accès vers l’extérieur.

Des conditions de vie à mille lieues de celles des faisans et perdrix à l’état sauvage. Selon Pierre Rigaux, dans la nature ces oiseaux «vivent sur des territoires de plusieurs hectares, voire plusieurs dizaines à centaines d’hectares. Les poussins grandissent en petits groupes familiaux, avec leur mère, parfois avec leur père ou d’autres adultes. C’est comme ça que les jeunes apprennent la vie dans la nature. En élevage, les poussins ne connaîtront jamais leurs parents».

En raison de la promiscuité, le risque d’agression entre ces animaux d’élevage est particulièrement élevé. Pour y remédier, les éleveurs fixent un anneau ou un couvre bec sur le bec des volatiles. Certains de ces dispositifs nécessitent de perforer la cloison nasale.

Selon L214, 14 millions de faisans et 5 millions de perdrix sont élevés ainsi chaque année en France. L’association indique une mortalité très élevée dans ce genre de structure.

Sur 10 faisans chassés, 9 proviennent d’élevages

S’ils survivent à ces conditions de vie, ces oiseaux sont de toute façon destinés à être lâchés en période de chasse. Les militants avancent que 80% d’entre eux meurent dans les 48h suivant leur libération : 30% sont victimes de leur inadaptation totale à la vie sauvage, tandis que les 50% restants sont chassés.

L’association indique que sur 10 faisans chassés, 9 proviennent d’élevages. Le signe, selon L214, que la chasse ne peut pas être justifiée par le besoin de réguler la faune sauvage. C’est un «leurre absolu».

Pour mettre un terme à l’exploitation de ces faisans et perdrix, «on peut se mobiliser en demandant une loi qui interdise l’élevage d’animaux pour la chasse», suggère Pierre Rigaux. Une proposition soutenue par les Français qui, selon un sondage IFOP réalisé pour la Fondation Brigitte Bardot en 2017, sont majoritairement (64%) opposés à cette pratique.

Mais L214 estime que les chances d’obtenir une telle loi sont minces «au vu de la pression que subissent les élus par le monde de la chasse». Alors, Pierre Rigaux imagine un autre plan d’action : «empêcher les débouchés commerciaux de ces élevages».

Selon le naturaliste, la société Gibovendée «réalise une part importante de son chiffre d’affaires en exportant des poussins au Royaume-Uni». Mais la plupart des compagnies de ferries refusent désormais de transporter ces animaux. Eurotunnel, elle, participe encore à ce commerce.

Au travers d’une pétition, les militants de la cause animale s’adressent directement aux dirigeants de la compagnie, Yann Leriche et Jacques Gounon, pour leur demander de cesser cette activité : «Le sort de millions d’oiseaux est entre vos mains».

Retrouvez toute l’actualité sur la condition animale ICI



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