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Vaccin à ARN : le risque de myocardite confirmé mais peu fréquent, selon une étude française


Une étude française confirme le risque de myocardite et de péricardite après la vaccination contre le Covid-19 avec les vaccins à ARN messager. Ces risques sont cependant peu fréquents, selon les scientifiques.

Cette étude, menée par Épi-Phare, groupe qui associe l’Assurance maladie et l’Agence nationale du médicament (ANSM), confirme «l’existence d’un risque peu fréquent de myocardite et péricardite dans les 7 jours suivant une vaccination contre la Covid-19 avec un vaccin ARNm (Comirnaty et Spikevax) chez les personnes âgées de 12 à 50 ans, particulièrement chez les jeunes de 12 à 29 ans», explique l’ANSM dans un communiqué. Les scientifiques précisent que le risque est un peu plus élevé avec le vaccin Spikevax (du laboratoire Moderna) qu’avec Comirnaty (Pfizer/BioNTech).

Les scientifiques ont étudié les cas de 919 personnes âgées de 12 à 50 ans hospitalisées en France pour une myocardite et 917 pour une péricardite entre le 15 mai et le 31 août 2021. Ces cas ont été appariés avec 9190 témoins pour la myocardite et 9170 témoins pour la péricardite, de même âge, même sexe et même lieu de résidence, et les risques ont été comparés entre personnes vaccinées et non-vaccinées.

les cas de myocardite restent peu fréquents

Selon l’Épi-Phare, la vaccination avec Moderna serait à l’origine de 132 cas de myocardite supplémentaires par million de doses administrées chez les jeunes hommes, et de 18 cas supplémentaires de péricardite par million de doses administrées. Moins courantes chez les femmes, ces inflammations du cœur augmentent également légèrement pour elles avec les vaccins à ARN, notamment avec la deuxième dose de Moderna, qui causerait 37 cas supplémentaires de myocardite par millions de doses administrées chez les femmes.

Les scientifiques se veulent toutefois rassurants : «l’évolution clinique des cas de myocardite et de péricardite apparaît généralement favorable. Sur la période étudiée, aucun décès n’a été rapporté parmi les personnes hospitalisées pour une myocardite ou une péricardite suite à la vaccination», précisent-ils.

Malgré la confirmation du risque de ces inflammations cardiaques comme effet secondaire, l’ANSM rappelle que ces résultats de pharmacovigilance ne remettent pas en question le rapport bénéfice/risque des vaccins à ARN messager dans la lutte contre le coronavirus, qui sont efficaces à 90% contre les formes graves de la maladie. 



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