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Une saison des prix Nobel très ouverte s’ouvre ce lundi

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Bien qu’il soit toujours très difficile de pronostiquer le nom des vainqueurs, la saison des prix Nobel qui s’ouvre ce lundi 5 octobre paraît cette année plus ouverte que jamais. La course au Nobel de la paix en particulier est très incertaine.

Pour ce 101e prix de la paix, décerné vendredi 9 octobre, ils sont 318 candidats (211 personnes et 107 organisations) sur la ligne de départ, dont le nom a été soumis par l’un des milliers d’individus habilités à le faire (parlementaires, ministres, anciens lauréats, certains professeurs d’université, membres du comité Nobel…). Leur identité n’est pas connue, le secret des nominations étant gardé pendant 50 ans. 

«Je suis moins sûr (de qui va gagner) cette année que je ne l’ai été depuis longtemps», confie à CNN Dan Smith, le directeur de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). «Il n’y a pas de réels progrès majeurs vers la paix ou des accords de paix», observe-t-il, cité par l’AFP. 

Alors qu’elle n’a jusque-là jamais été honorée par un prix Nobel de la paix depuis sa création en 1901, la liberté de la presse pourrait être couronnée cette année, selon certains experts. Ce serait un signal fort, dans un contexte difficile pour elle, les journalistes étant de plus en plus pris pour cible tandis que les «fake news» prolifèrent. 

Pour symboliser cette liberté de la presse, le nom de l’ONG d’origine française Reporters sans frontières (RSF) revient régulièrement, au même titre que le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York. Ce dernier est même le favori n°1 du directeur de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), Henrik Urdal, qui chaque année fait ses pronostics et vise souvent juste. 

Considérée désormais quasiment partout comme l’un des principaux défis de l’humanité, la lutte contre le changement climatique peut elle aussi espérer décrocher le prix. Ce serait une première depuis 2007 et le Nobel décerné au Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et à l’ex-vice-président américain Al Gore. Comme l’an dernier, la militante suédoise de 17 ans Greta Thunberg est citée parmi les potentielles lauréates pour succéder au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, auréolé en 2019.

Pour d’autres accomplissements, divers et variés, ont été mentionnés comme possibles vainqueurs l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le mouvement Black Lives Matter, la révolution soudanaise, l’opposant russe Alexeï Navalny, la chancelière allemande Angela Merkel, la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern ou encore l’ONU et son secrétaire général Antonio Guterres.

La fin des polémiques pour le Nobel de littérature ?

Avant l’attribution du Nobel de la paix vendredi, la saison des Nobel s’ouvrira ce lundi avec la médecine, avant la physique mardi et la chimie mercredi. Des prix qui seront scrutés avec attention dans le contexte de crise sanitaire mondiale provoquée par la pandémie de coronavirus. Mais il est hautement improbable que des travaux liés au Covid-19 soient sacrés, le Nobel préférant honorer des recherches ayant résisté à l’épreuve du temps. A l’image du prix de chimie l’an dernier, récompensant trois chercheurs pour leur rôle dans le développement des batteries lithium-ion dans les années 1970 et 1980.

La veille du Nobel de la paix, jeudi 8 octobre, ce sera le prix de littérature qui sera annoncé. Une distinction marquée par les polémiques ces dernières années. Après le choix controversé du musicien Bob Dylan en 2016, l’attribution du prix 2018 a été décalée d’un an en raison d’un scandale sexuel impliquant l’époux d’une membre de l’Académie suédoise. Puis, l’an dernier, le sacre du romancier autrichien Peter Handke, aux sulfureuses positions pro-serbes durant la guerre en ex-Yougoslavie, a suscité l’indignation en Bosnie et au Kosovo.

Cette année, Jamaïca Kincaid, auteure américano-antiguaise de 71 ans connue pour avoir exploré des thèmes très actuels tels que le racisme, le colonialisme et le genre, pourrait être couronnée. L’Américaine Joan Didion, la Canadienne Margaret Atwood et le Français Michel Houellebecq figurent également parmi les favoris.

Enfin, dernier prix à être attribué, le Nobel d’économie sera décerné le lundi 12 octobre. En 2019, il avait été remporté par la chercheuse française Esther Duflo et les Américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer, récompensés pour leurs travaux sur la lutte contre la pauvreté. 

Si les attributions des prix pourront se dérouler normalement, ce ne sera pas le cas des traditionnelles cérémonies de remise, prévues comme chaque année le 10 décembre, date anniversaire de la mort du créateur suédois des prix Alfred Nobel (1833-1896). En raison de la pandémie de Covid-19, la cérémonie à Stockholm, en Suède, où sont décernés les Nobel de médecine, physique, chimie, littérature et économie, a purement et simplement été annulée, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Quant à celle à Oslo, pour le Nobel de la paix, elle se déroulera dans un format très réduit

Ce qui n’empêchera pas les lauréats de recevoir leur médaille, leur diplôme et leur récompense financière, qui a été augmentée d’un million de couronnes suédoises cette année (environ 95.000 euros), pour s’élever désormais à dix millions de couronnes (950.000 euros). 

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