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Un ex-employé de Facebook dénonce l’inaction du groupe face aux interférences politiques

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Une analyste de données licenciée par Facebook a estimé que son ancien employeur avait ignoré ou trop tardé à mettre fin aux ingérences lors d’élections ou d’affaires politiques par divers gouvernements.

Dans une note à charge de 6.600 mots, envoyée lors de son dernier jour de travail dans le réseau interne des équipes de Facebook et obtenue par Buzzfeed, Sophie Zhang accuse le géant californien de passivité contre de faux comptes utilisés pour influencer la vie politique de nombreux pays.

L’ancienne salariée de la firme américaine a notamment affirmé dans le document  avoir «décelé de multiples tentatives flagrantes par des gouvernements étrangers d’exploiter notre plateforme à large échelle dans le but de tromper leurs propres citoyens».

Sophie Zhang reproche également à Facebook sa lenteur d’action. Selon elle, il a fallu neuf mois au réseau social pour prendre des mesures contre une campagne se servant «d’actifs inauthentiques» utilisés à des fins de manipulation en faveur du président du Honduras Juan Orlando Hernandez.

Le rapport mentionne également des efforts concertés pour harceler, tromper ou manipuler des citoyens en Azerbaïdjan, Ukraine, Bolivie, Équateur, Inde et dans d’autres pays, ainsi que des tentatives de manipulation électorale aux États-Unis et au Brésil.

Elle refuse une indemnité de 50.000 euros pour s’exprimer

Dans un communiqué, la société de Mark Zuckerberg a assuré avoir intensifié ses efforts pour lutter contre la désinformation et la manipulation. «Nous avons mis en place des équipes spécialisées, qui travaillent avec les experts les plus réputés pour empêcher les acteurs malveillants d’exploiter nos systèmes, ce qui a abouti au retrait de plus de 100 réseaux pour comportement inauthentique concerté».

Buzzfeed a indiqué ne pas avoir publié la note dans son intégralité car elle contient des informations personnelles. Selon le site, Sophie Zhand a décliné des indemnités de licenciement de plus de 50.000 euros car elles comprenaient une clause de «non-dénigrement». En ratissant cet accord, elle n’aurait pas été libre de s’exprimer sur son ancien employeur.   

L’ancienne employée a précisé qu’elle ne voulait pas que les détails de son mémo soient rendus public par peur de perturber les efforts de Facebook pour protéger l’élection présidentielle américaine de novembre.

Retrouvez l’actualité sur Facebook ICI



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