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Trois raisons d’aller voir Au suivant, le second one man show de Guillermo Guiz


Après avoir affiché complet deux saisons au Point Virgule, Guillermo Guiz présente en ce moment son nouveau spectacle «Au suivant», au théâtre de l’Oeuvre. Une réussite.

Dans ce deuxième one man attendu, repoussé plusieurs fois en raison de la crise sanitaire, l’humoriste belge revient sur ses souvenirs pour aborder la question de la paternité et la transmission, avec cet humour trash qui lui va si bien. Un spectacle très personnel, drôle évidemment, mais teinté d’émotion, à voir pour au moins trois raisons. 

Un humour cash et percutant 

Huit ans après s’être lancé dans le stand-up, Guillermo Guiz cultive cet humour cash qui a fait le succès de son premier spectacle «Guillermo Guiz a un bon fond», et fait toujours mouche sur les ondes de France Inter, dans «La bande originale», de Nagui. «J’espère que vous avez pris votre second degré», lâche d’ailleurs l’humoriste au début de son spectacle, annonçant la couleur.  Répliques cash, humour noir, Guillermo Guiz ne s’interdit pas la provoc. Pédophilie, sexe, grossesse… celui qui explique vouloir «faire un enfant seul» lance : «tout le monde veut faire un enfant, même les gens stériles», avant de s’interroger plus loin sur les «pères incestueux». «Sont-ils considérés comme l’élite ou les flémards ?» Des répliques tranchantes, trash, lâchées ça et là, pour se mettre au service d’un spectacle efficace. 

Un jeu d’équilibriste original 

C’est cash oui, mais plus encore. Au fil de cette heure trente de spectacle, Guillermo Guiz explore avec originalité, humour et sensibilité aussi, le thème de la paternité, de la filiation et la transmission. Un sujet universel qu’il émaille de souvenirs d’enfance – son père avec qui il a grandi seul, sa jeunesse, leur petit appartement de 30 m2, une studette pour les Belges mais un palace pour les Parisiens ironise-t-il –  et de reflexions personnelles hilarantes : «Jésus, il était en surconfiance, son père, c’est Dieu».

Un fil conducteur qui lui donne l’occasion d’aborder tout un tas de sujet : le patrimoine génétique, la grossesse, le couple, le féminisme, la question des générations,de Patrick Sébastien à Konbini, ou encore celle du dépassement de ses aînés : «Jésus/Dieu, c’est un peu comme Bob et Ziggy Marley», avance-t-il.  Des anecdotes et reflexions que Guillermo Guiz tricote de main de maître, offrant un spectacle qui ne donne pas dans le déjà-vu. 

Un bel hommage à son père 

A 39 ans, le presque quadra livre enfin un spectacle hommage à son paternel. Un homme qui l’a élevé seul et qu’il présente comme étant «sûr de l’inexistence de Dieu mais pas du temps de cuisson des oeufs mollets», dont il dépeint un portrait évidemment drôle mais qui déborde finalement d’émotion. Un numéro d’équilibristegrand écart permanent très réussi et aussi touchant que drôle.  



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