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Trente pays visités en sept mois : les voyages en avion du président de la COP26 font polémique


Ces sept derniers mois, Alok Sharma a eu un emploi du temps chargé. L’homme politique britannique a voyagé dans pas moins de trente pays différents durant cette période, le tout en avion. Ce, alors même qu’il est le président de la COP26, la 26e Conférence des Nations unies sur le changement climatique.

Outre-Manche, ces nombreux déplacements professionnels font polémique. L’impact écologique de ces voyages est d’abord souligné : d’après les calculs du Guardian, Alok Sharma a parcouru, toutes destinations comprises, plus de 320.000 kilomètres en sept mois. Soit environ huit fois le tour de la Terre. Le quotidien précise néanmoins que les déplacements de l’ancien secrétaire d’Etat britannique n’étaient pas systématiquement des allers-retours vers le Royaume-Uni. Alok Sharma visitait ainsi plusieurs pays en un seul voyage.

Il s’est notamment rendu au Brésil, en Indonésie et au Kenya en février, puis en Inde, au Costa Rica, au Qatar et aux Emirats arabes unis en mars. Il s’est envolé pour les pays de l’Asie de l’Est en avril, avant de partir au Bangladesh au mois de juin. Sachant que l’industrie aéronautique est connue pour être l’une des plus polluantes, ces nombreux trajets en avion choquent, surtout de la part du président de la COP26, qui doit se tenir à Glasgow (Ecosse), du 1er au 12 novembre prochain.

Interrogé sur Sky News, le Premier ministre du pays de Galles, Mark Drakeford, a exprimé sa désapprobation : «On s’est tous habitués à organiser des réunions avec des personnes qui se trouvent à l’étranger sans pour autant nous déplacer à chaque fois. Nous voulons convaincre les populations de changer leurs habitudes, leurs modes de déplacement […] il est indispensable que les hauts responsables montrent l’exemple, qu’ils ne se disent pas que ces contraintes concernent les autres».

Sans compter que les déplacements d’Alok Sharma dérangent aussi d’un point de vue sanitaire. En effet les vols du président de la COP26 ont, pour beaucoup, eu lieu en début d’année, alors que les déplacements internationaux depuis la Grande-Bretagne étaient suspendus à cause de la pandémie de Covid-19. Or, en tant que «serviteur de la Couronne», l’homme politique n’a jamais eu à s’isoler après ses voyages. Ce, alors même que six des pays visités figuraient sur la «liste rouge» du gouvernement britannique.

Les inondations en Allemagne, l'un des derniers exemples en date des conséquences du réchauffement climatique

L’équipe du Premier ministre Boris Johnson a justement réagi à la polémique, déclarant que le fait d’«aider le monde à faire face à l’urgence climatique est une priorité pour le gouvernement». Selon le porte-parole, «les réunions virtuelles jouent un rôle important, mais les rencontres en face à face sont la clé du succès des négociations sur le climat». L’exécutif britannique estime qu’elles sont «essentielles pour comprendre les opportunités et les défis auxquels les autres pays sont confrontés» et n’exprime pas l’intention de s’en passer.





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