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Tout savoir sur la vaccination des adolescents qui s’ouvre ce mardi


À partir de ce mardi 15 juin, les adolescents de 12 à 18 ans pourront se faire vacciner en France. Si leur vaccination n’est pas obligatoire, les autorités de santé la recommandent vivement, au nom du «bénéfice collectif» qu’elle représente.

Avec quel vaccin et quelle efficacité ?

Les jeunes pourront recevoir deux injections de Pfizer/BioNTech, seul vaccin autorisé dans l’Union européenne pour le moment pour le public mineur.

Avant d’être approuvé dans l’UE, il avait déjà été autorisé aux Etats-Unis et au Canada pour les enfants dès 12 ans. Les deux pays se sont appuyés sur des études cliniques menées aux Etats-Unis qui montrent une efficacité du vaccin de 100% chez les ados contre les formes symptomatiques du Covid-19. Les scientifiques avaient indiqué que ce vaccin était «bien toléré» par les jeunes et qu’il n’y avait «pas d’inquiétudes majeures» concernant d’éventuels effets secondaires.

Si Pfizer reste l’unique vaccin autorisé pour les jeunes aujourd’hui, le laboratoire Moderna, qui a conçu un autre vaccin à ARN messager, a déposé une demande d’autorisation de son produit pour les 12-18 ans auprès de l’Agence européenne du médicament, et des autorités de santé canadiennes et américaines.

Où vacciner les ados ?

Les adolescents ne pourront se faire vacciner qu’en centre de vaccination avec Pfizer/BioNTech. L’ouverture de la vaccination des jeunes en pharmacie ou chez le médecin généraliste n’est pas autorisé pour le moment.

Pour les médecins de ce centre, la vaccination des adolescents est une étape incontournable.

Y a-t-il des contre-indications pour certains enfants ?

Les adolescents de 16 et 17 ans pouvaient déjà se faire vacciner dans certains cas : s’ils souffrent d’une pathologie à haut risque de forme grave du Covid-19, ou s’ils sont proches de personnes immunodéprimées.

Dès ce mardi, tous les adolescents à partir de 12 ans peuvent prétendre à la vaccination. Cependant, le ministère de la Santé, suivant l’avis du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, ne recommande pas la vaccination des enfants «ayant développé un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) à la suite d’une infection par le SARS-CoV-2».

Faut-il l’accord des parents ?

S’agissant de mineurs, l’autorisation parentale est obligatoire. Pour les jeunes à haut risque de développer une forme grave du covid, l’autorisation d’au moins un des titulaires de l’autorité parentale sera requise.

Concernant tous les autres adolescents, il faudra que les deux parents ou tuteurs légaux donnent leur accord. Une autorisation parentale officielle a d’ailleurs été conçue par le ministère de la Santé. Lors de la vaccination, seul un des deux parents devra être présent pour accompagner son enfant. Le personnel médical du centre de vaccination devra toutefois s’assurer également du consentement éclairé de l’adolescent avant de procéder à la piqûre.

Pourquoi vacciner les adolescents ?

Pour la Haute Autorité de Santé (HAS), la vaccination dès 12 ans présente «des bénéfices individuels et collectifs». Malgré le fait que les jeunes développent des formes moins graves de la maladie que les adultes, certaines formes sévères peuvent toutefois survenir chez les adolescents, et notamment chez ceux qui ont des comorbidités (obésité, hypertension, immunodépression, etc.). Leur vaccination permettrait donc d’éliminer ce risque de développement des formes graves.

Les États-Unis ont déjà vacciné des milliers d'adolescents

Dans un deuxième temps, l’HAS parle d’un bénéfice collectif, et explique : «la vaccination des adolescents sera à même de diminuer la circulation virale, de permettre aux adolescents de retrouver une vie sociale plus normale et de maintenir leur accès à l’éducation, en évitant notamment la fermeture de classes dans les établissements scolaires.» Car si les ados développent le plus souvent des formes asymptomatiques du virus, ils participent à sa circulation sur le territoire. La vaccination des plus jeunes permettrait donc d’atteindre «l’immunité collective», indispensable à l’extinction de l’épidémie.



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