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Tout savoir sur la loi contre les thérapies de conversion


#RienAGuérir. Ce 5 octobre, l’Assemblée nationale examine une proposition de loi visant à interdire les thérapies de conversion, supposées «guérir» les personnes LGBT en leur imposant l’hétérosexualité.

Portée par la députée LREM Laurence Vanceunebrock et le député LFI Bastien Lachaud, cette proposition de loi est vivement soutenue par les associations, les internautes, et de nombreuses stars comme le chanteur Eddy de Pretto. 

Concrètement, il s’agit de créer un délit spécifique concernant les thérapies de conversion. Très répandues aux Etats-Unis, elles sont exercées en France par des «guérisseurs» ou des groupes dans certains diocèses. A chaque fois, l’objectif est le même : contraindre les personnes LGBT à adopter la norme hétérosexuelle. Mais en fonction de ces soi-disantes «thérapies», la méthode diffère. 

Selon Laurence Vanceunebrock et Bastien Lachaud, elles peuvent être classées en trois catégories : les «religieuses», avec des appels à l’abstinence et des séances «d’exorcisme» ; les «médicales», avec des traitements hormonaux, de l’hypnose, voire des électrochocs ; et les «sociétales», via le recours à des «mariages forcés» hétérosexuels. Dans tous les cas, ces pratiques «ont des effets dramatiques et durables sur la santé physique et mentale des personnes qui les subissent : dépression, isolement, suicide», détaillent Laurence Vanceunebrock et Bastien Lachaud. 

Jusqu’à trois ans d’emprisonnement 

Pour les organisateurs des «thérapies» de conversion, la proposition de loi prévoit deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Si la «thérapie» est opérée sur un mineur, la sanction se porte à trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. 

Il est difficile d’évaluer le nombre de personnes concernées. Les «thérapies» de conversion sont très difficiles à quantifier en France : en 2019, Laurence Vanceneubrock et Bastien Lachaud ont évoqué «une centaine de cas récents» et une «augmentation des signalements».

En juillet dernier, la Miviludes, chargée d’identifier les dérives sectaires en France, a quant à elle reçu «très peu de signalements sur les thérapies de conversion» entre 2018 et 2020, «alors que la mission parlementaire a permis de libérer la parole et de mettre au jour leur existence sur le territoire français». Pour combler le manque de données sur le sujet, Laurence Vanceneubrock met en avant sa proposition de loi, qui permettrait de mieux prendre la mesure du phénomène et de soutenir les victimes face à la difficulté de porter plainte. 

En Europe, l’Allemagne et Malte ont déjà interdit les «thérapies» de conversion. Des démarches similaires sont en cours aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. 





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