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Tout savoir sur «la grève des femmes», qui défend l’avortement en Pologne


Depuis plus de deux semaines, des dizaines de milliers de Polonaises manifestent pour le droit à l’avortement. Retour sur cette «grève des femmes» qui fait trembler le gouvernement.

Son origine 

A l’origine de la colère, une décision : celle du Tribunal constitutionnel d’interdire les avortements en cas de malformation du foetus.

La malformation était pourtant l’une des seules raisons qui permettait d’avorter en Pologne. Dans ce pays à forte tradition catholique, sur les 1 100 avortements réalisés légalement en 2019, 98% avaient été autorisés dans le cadre d’une malformation du foetus. 

Suite à cette décision, prise fin octobre, des milliers de femmes sont descendues dans la rue pour initier la Strajk Kobiet («grève des femmes»). 

Ses revendications 

Si la grève des femmes a bien été lancée en faveur du droit à l’avortement, ce n’est pas son unique revendication. 

Elle demande un plus grand respect des droits des femmes, des droits des LGBTQIA+, la séparation de l’Eglise et de l’Etat et l’indépendance judiciaire. 

Beaucoup de choses sur lesquelles le PiS (Droit et justice), le parti nationaliste et ultra-conservateur actuellement au pouvoir en Pologne, ne semble pas vouloir faire de concessions. Le président du PiS Jaroslaw Kaczynski a d’ailleurs affirmé dans une allocution Facebook que la grève des femmes était une «tentative de détruire le pays». 

Son MODE D’ACTION

La grève des femmes s’exprime par des manifestations massives. Le 30 octobre, 100 000 personnes se sont par exemple réunies à Varsovie, selon la mairie. 

«Maintenant, c’est le rond-point des droits des femmes !» a tweeté Bozena Przyluska, l’une des organisatrices du mouvement. 

Mais Varsovie n’est pas le siège du mouvement, qui se veut très décentralisé. Les Polonais ont manifesté à Lodz, Cracovie ou encore Poznan, souvent à l’appel de jeunes femmes. Selon les analystes, celles-ci sont parvenues à mobiliser des personnes qui sont d’habitude peu enclines à manifester, mais pour qui le PiS a dépassé les bornes.

Si les organisatrices ont assuré qu’elles ne toléraient pas la violence, elles ont également rappelé que la protestation ne faiblirait pas. Sous le symbole de l’éclair rouge, elles ont un slogan : #ToJestWojna («C’est la guerre»). 

Retrouvez toute l’actualité Droit des femmes ICI





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