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Tout savoir sur John Kerry, le très expérimenté nouvel émissaire spécial de Joe Biden sur le climat

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Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a annoncé lundi 23 novembre que l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry signerait, s’il est confirmé par le Sénat, son retour au gouvernement en devenant émissaire spécial du pays sur le climat. L’occasion de se pencher sur le parcours de ce démocrate de 76 ans bien connu des Français qui, s’il a su ajouter plusieurs cordes à son arc, a toujours construit sa carrière dans les arcanes du pouvoir et de la politique.

Silhouette élancée, épaisse chevelure poivre et sel coiffant un visage long peu avare en larges sourires, John Forbes Kerry – de son nom complet – est né le 11 décembre 1943 à Aurora, Etat du Colorado, au sein d’une famille aisée et catholique.

Sa mère, Rosemary Forbes, était la descendante du premier gouverneur du Massachusetts John Winthrop, et son père, Richard Kerry, un diplomate diplômé de Yale. Le couple s’était rencontré en France, en 1937.

Une enfance en partie européenne et française

De par cette ascendance construite en partie en terre européenne, l’enfance de John Kerry s’est faite voyageuse, à cheval des deux côtés de l’Atlantique, et plus particulièrement en France.

C’est en Bretagne, dans la maison familiale de Saint-Briac, que John Kerry, a ainsi passé de nombreux étés auprès de ses cousins français du côté maternel.

Aux grandes réunions de famille de son enfance, contraste pourtant son éducation qui, elle, se fera sur un mode nettement plus solitaire, partagée entre des pensions suisses puis des internats huppés de la côte est des Etats-Unis.

Réputé rigoureux, sérieux et studieux, John Kerry s’intéresse très tôt à la politique et à son époque, marqué notamment par les images de guerre froide de Berlin, où son père était en poste.

Il s’enthousiasmera ensuite très vite pour un jeune sénateur, dont il partage deux initiales, le futur président des Etats-Unis, John F. Kennedy.

JFK, Vietnam et premiers pas en politique

En 1962, deux ans après l’élection de Kennedy à la Maison Blanche, John Kerry, alors étudiant à Yale, fréquente la demi-soeur de Jackie Kennedy.

Ce faisant, il est très vite invité dans la demeure familiale et rencontre son idole. Quatre ans plus tard, en 1966, il s’enrôle pour le Vietnam, son diplôme de Yale en poche.

Loin de faire jouer des relations qui, peut-être, auraient pu lui épargner l’expérience de la guerre, il croit au contraire «au devoir et au service à la patrie».

Ses différentes biographies soulignent d’ailleurs toutes un courage sans faille qui lui vaudra plusieurs décorations prestigieuses.

Cette séquence n’en sera pourtant pas moins traumatisante, renforçant ses convictions pacifistes. Et de retour aux Etats-Unis, il sera bien décidé à dénoncer cette «sale guerre» aux yeux de son pays et face au monde.

A même pas 30 ans, il témoigne ainsi devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. Une audition, filmée, qui a particulièrement marqué les esprits.

Vêtu d’un treillis, la poitrine constellée de médailles, le jeune homme d’1,93 m fait en effet sensation en fustigeant la politique américaine en Asie du Sud-Est, qu’il qualifie de «terrible erreur».

Sa notoriété est alors lancée, mais certains de ses frères d’armes lui tournent aussitôt le dos, et ne lui pardonneront jamais sa prise de parole qu’ils ont considéré comme une trahison.

Des débuts en politique compliqués

Dès le début des années 1970, John Kerry veut en effet étendre son action politique au-delà de la simple protestation, mais sa notoriété de héros de guerre devenu militant pacifiste est loin de lui rendre la tâche facile.

Après un premier mariage avec Julia Thorne, en 1970, duquel naîtront deux filles : Alexandra, née en 1973, et Vanessa, née en 1976, il lui faudra attendre 1984, et un divorce, pour que le Sénat lui ouvre ses portes, dégageant ainsi la voie vers la Maison Blanche.

Elu cette année-là une première fois sénateur du Massachusetts, il sera réélu en 1990, 1996, et 2002. Sur le plan personnel, sa fortune familiale avait déjà fait de John Kerry un homme riche, mais son deuxième mariage le rendra richissime.

En 1995, il épouse ainsi une Luso-Américaine, Maria Teresa Thierstein Simoes-Ferreira. A son déjà long patronyme soulignant ses origines portugaises, Teresa, comme on l’appelle plus simplement, en a pourtant accolé un autre, celui de son premier mari, le sénateur et roi du ketchup John Heinz. A la mort de ce dernier, en 1991, Teresa Heinz hérita de sa fortune personnelle, estimée encore à ce jour à plus d’un milliard de dollars.

Un échec cuisant à la présidentielle de 2004

Solidement ancré au Sénat, Kerry décide de viser la Maison Blanche en 2004. Il s’impose alors face à ses rivaux pendant la campagne pour les primaires du parti démocrate, et devient alors candidat à l’élection présidentielle américaine face à George W. Bush. Mais son aventure présidentielle n’aura pas lieu.

Il devra en effet s’incliner sur un échec cuisant face à son rival républicain, élu avec 3,5 millions de voix d’avance, assurant à son camp une victoire large et incontestée.

En 2008, il ne réitère pas sa candidature à la fonction suprême, mais apporte son soutien à Barack Obama pour les primaires.

Fort d’une expérience solide dans le domaine des affaires étrangères, Kerry est nommé par Obama, après sa réélection en 2012, à la tête du Département d’Etat, l’équivalent des affaires étrangères en France, succédant ainsi à Hillary Clinton.

Relancer l’Accord de Paris

S’intéressant très vite aux questions environnementales, c’est John Kerry qui signa, au nom des Etats-Unis, l’accord de Paris sur le climat négocié en décembre 2015, en tant que chef de la diplomatie de Barack Obama.

Cet accord a constitué, avec celui sur le nucléaire iranien, l’une de ses plus grandes réussites, avant d’être ensuite déchiré par Donald Trump.

Elu le 3 novembre, Joe Biden a promis de revenir dès le premier jour de son mandat, le 20 janvier 2021, dans l’accord climatique.

«Je retourne au gouvernement pour remettre l’Amérique sur la bonne voie, face au plus grand défi de cette génération et face à ceux qui suivront», avait dans la foulée tweeté John Kerry, promettant de «traiter la crise climatique comme la menace urgente de sécurité nationale qu’elle est».

Aujourd’hui, sa feuille de route sera ainsi de retrouver la confiance des partenaires des Etats-Unis et de prouver que l’accord de Paris, qui vise à la neutralité carbone, puisse être, avec Washington, remis sur les rails.

Reste que le temps presse. L’Amérique de Joe Biden doit en effet dévoiler au monde dès 2021 son nouveau plan climat.

Un premier rendez-vous de la planète verte est même déjà pris en novembre 2021, à l’occasion de la COP26, à Glasgow (Ecosse).

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