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Tous les Français qui le souhaitent pourront-ils vraiment être vaccinés d’ici à la fin de l’été ?


Mardi soir, au sortir d’une réunion avec les acteurs de l’industrie pharmaceutique, Emmanuel Macron a créé la surprise en assurant que «tous les Français qui le souhaitent» pourront être vaccinés d’ici à la fin de l’été. Mais la promesse pourra-t-elle vraiment être tenue ?

Dans le texte, Emmanuel Macron a très précisément déclaré, au 20 heures de TF1, que «d’ici à la fin de l’été, nous aurons proposé un vaccin (contre le coronavirus) à tous les Français adultes qui le souhaitent», ajoutant même que ce délai s’inscrit «exactement (dans) le même rythme, la même solution, que nos voisins allemands et que nos autres voisins européens».

Critiquée depuis plusieurs semaines sur sa stratégie vaccinale jugée au départ trop lente, et alors que les trois sérums désormais autorisés en France (Pfizer, Moderna et AstraZeneca) accusent tous, à différents niveaux, des retards de livraison, cet optimisme tranche singulièrement avec les doutes qui n’ont cessé d’être émis.

Il ne faut pourtant pas perdre de vue qu’Emmanuel Macron a également annoncé que plusieurs sites français démarreraient bientôt la production. En effet, un sous-traitant commencera à produire en France «courant mars» le vaccin de Moderna et un autre lancera «courant avril» la production de celui de Pfizer/BioNTech, a précisé ce mercredi la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Sollicité par CNEWS, Antoine Flahaut, professeur de santé publique à l’université de Genève et directeur de l’Institut de santé globale, voit également d’un bon oeil cette mobilisation industrielle, même s’il distingue néanmoins au moins un bémol.

«C’est une bonne nouvelle que la France ait décidé de mettre à contribution son industrie pharmaceutique, ses chaînes de production, notamment sur la dernière partie de la production qui est la mise en flacon», estime-t-il.

Ce faisant, si tout va bien, cela pourrait, du moins en théorie, effectivement permettre à l’Hexagone de disposer avant l’été des 100 millions de doses environ nécessaires pour faire vacciner toute la population française qui le souhaite.

«la fin de l’été, c’est le début de l’automne»

«La seule chose, ajoute toutefois Antoine Flahaut, c’est que, avant la fin de l’été, c’est un peu tard dans la mesure où ca ne veut pas dire que les Français seront nécessairement libérés de la pandémie avant l’été et qu’il faudra qu’ils attendent peut-être l’automne pour véritablement tourner la page.

Le spécialiste rappelle, à juste titre, que «la fin de l’été c’est le début de l’automne» puisque cette échéance correspond en effet au 22 septembre.

Le vaccin d'AstraZeneca est le premier à montrer une telle aptitude.

«Il faudra donc voir la proportion réelle de Français qui seront vaccinés avant. Et ce que souhaiteraient les Français c’est vraisemblablement de tourner la page avant le début de l’été et donc le calendrier semble plutôt s’orienter à l’automne prochain. Il faut enfin quelques jours après la seconde dose de vaccin pour être parfaitement immunisé», précise Antoine Flahaut.

En effet, dans la mesure où il faut deux doses pour être immunisé avec une partie des vaccins proposés, tous les Français qui souhaitent être vaccinés pourraient plutôt avoir reçu au moins une première dose. Il est effectivement encore trop tôt pour dire que les deux doses nécessaires seront bien administrées dans ce délai. Mais on peut l’espérer.

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