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Tokyo 2020 : 150.000 préservatifs distribués, mais les athlètes appelés à respecter la distanciation physique


Reportés à l’été prochain, du 23 juillet au 8 août, les JO de Tokyo 2020 se dérouleront dans des conditions particulières. A cause du coronavirus, la distanciation physique sera ainsi encore de mise. Pourtant, entre principe de précaution et une vie qui suit son cours, les organisateurs prévoient toujours de distribuer quelque 150.000 préservatifs aux athlètes.

Officiellement, ils n’auront pas droit aux câlins, mais en réunissant des milliers de sportifs et de sportives jeunes, beaux et en bonne santé au même endroit, il semble que les organisateurs ont intégré le fait que les rencontres vont forcément advenir.

Et même s’ils ne s’en vantent pas trop, tout porte à croire que c’est bien pour cette raison que ces préservatifs devraient être distribués.

Une drôle de situation dans la mesure où cette distribution, si elle a effectivement lieu car ce n’est pas encore totalement acté, entrerait en profonde contradiction avec les règles très strictes qui ont été édictées dans un guide de 33 pages à destination des athlètes et rendu public mardi 9 février.

Son mot d’ordre : «limiter autant que possible les contacts avec les autres personnes». Et pour ce faire, les participants devront porter un masque «à tout moment, sauf lorsque vous vous entraînez, participez à une compétition, mangez ou dormez, ou si vous êtes à l’extérieur et pouvez vous tenir à deux mètres des autres», y est-il encore précisé.

«Des manquements répétés ou graves à ces règles peuvent entraîner le retrait de votre accréditation», préviennent en outre les organisateurs, qui se réservent donc le droit d’exclure les sportifs qui respecteraient pas les règles du jeu.

Une hypocrisie dénoncée

Bien sûr, dans un tel cadre strict, le projet de distribuer des préservatifs est loin de passer inaperçu Au mieux, il  semble tolérer à demi-mot les rencontres intimes. Mais, pour d’autres, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une véritable tartufferie.

Relayée sur le site Web Japan Today, l’information a suscité par exemple plusieurs commentaires sarcastiques.

«Ces préservatifs sont-ils censés être portés de façon habituelle ou sur la tête pour se protéger contre le coronavirus ?», demande notamment un internaute, franchement caustique.

«Je comprends que les rapports sexuels protégés seront autorisés, mais à une distance de deux mètres et à condition de porter un préservatif», rétorque un autre.

D’autres, plus sérieusement, y voient un risque sanitaire mais aussi politique, dans un Japon qui a été sous le feu des critiques pour sa gestion de crise au début de la pandémie.

Le fiasco «Abenomask» est encore dans toutes les mémoires. Celui-ci fait référence à la promessse, faite par le Premier ministre de l’époque, Shinzo Abe, de livrer deux masques à chaque citoyen pour les protéger du coronavirus.

Des masques baptisés aussitôt «Abenomask» mais qui s’étaient avérés être trop petits, ne couvrant pas, pour beaucoup de personnes, dont les étrangers, tout le visage. 

Dans ce contexte, ces JO, déjà inédits à plus d’un titre, seront décidément très scrutés.

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