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Théâtre : une rentrée de septembre inédite à Paris, entre reprises et créations

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Ce sera une rentrée théâtrale inédite. Faute de pouvoir accueillir le public dans des conditions « normales » du fait de jauges limitées, de la distance sociale imposée et du port du masque obligatoire aux conséquences économiques désastreuses, la plupart des salles de spectacle ont fait le choix de garder le rideau baissé jusqu’en septembre. Pour elles, comme pour le public, la rentrée sonnera l’heure des réouvertures, après plus de six mois de fermeture.

Une reprise de l’activité attendue qui fêtera donc le retour des artistes sur scène, entre reprises de pièces à succès ou interrompues la saison dernière et, malgré tout, plusieurs créations. Des spectacles qui pourraient encore s’accompagner de mesures sanitaires.  

Catherine Hiegel, Jacques Weber, Virginie Hocq, Sébastien Azzopardi…les créations de la rentrée

Elles seront moins nombreuses en ce début de saison qu’à l’accoutumée, mais les créations seront quand même au rendez-vous en septembre, offrant un vent de nouveauté sur les planches des théâtres privés parisiens. 

Figurant parmi les premiers à avoir dévoilé sa programmation de la rentrée, Le Théâtre de la Porte-Saint-Martin retrouvera ainsi Catherine Hiegel, dans la pièce choc de Thomas Bernhard « Avant la retraite », dès le 15 septembre. Elle y avait notamment interprété « Un air de famille » sous la houlette d’Agnès Jaoui en 2017 et monté, l’année suivante, « Le jeu de l’amour et du hasard ». Cette fois, Catherine Hiegel, accompagnée sur le plateau d’André Marcon et de l’actrice et réalisatrice Noémie Lvovsky, qui d’ailleurs fera ses premiers pas au théâtre, donnera à voir une « plongée en apnée dans les recoins les plus nauséabonds de la bonne conscience et de l’hypocrisie d’une société toujours travaillée par ses vieux démons » à travers l’histoire d’un ancien nazi reconverti en « respectable » président de tribunal qui chaque année, fête la naissance de Himmler entouré de ses deux sœurs.

Il avait mis en scène « Tartuffe » en 2018 au théâtre de la Porte-Saint-Martin, mais c’est au Théâtre de l’Atelier que le grand metteur en scène allemand Peter Stein dévoilera son nouveau projet « Crise de nerfs, 3 farces de Tchekhov ». Une création, elle aussi, portée par une figure emblématique du théâtre, l’incontournable Jacques Weber, qui dès le 22 septembre inaugurera la reprise du théâtre de l’Atelier, entouré de Manon Combes et Loïc Mobihan. 

Ce n’est pas une, mais deux créations que le Théâtre Tristan Bernard compte, de son côté présenter, au public à la rentrée. Il accueillera notamment la première adaptation scénique de l’émission de France Inter « Affaires sensibles ». Le journaliste Fabrice Drouelle, son animateur sur les ondes, et Clémence Thioly y dévoileront quatre récits de femmes qui ont marqué les sept dernières décennies. Dans un autre registre, l’humoriste belge Virginie Hocq y dévoilera, dès le 8 octobre, son nouveau one man show « Virgine Hocq ou presque », six ans après l’excellent « Sur le fil ». 

Eux aussi vont faire parler d’eux. Le duo à succès Sébatien Azzopardi et Sacha Danino, à l’origine des adaptations cultes du « Tour du monde en 80 jours », « Derniers coups de ciseaux », pièce dont le spectateur est le héros, ou encore « La dame Blanche », a lui aussi concocté une nouvelle comédie originale : « L’embarras du choix ».  Une pièce au concept, comme toujours innovant, où le tandem invite le public à choisir la suite de l’histoire, à découvrir à partir du 7 octobre au Théâtre de la Gaîté Montparnasse.

Autre moment fort en perspective. Jean-Philippe Daguerre, auteur de la pièce à succès « Adieu Monsieur Haffmann », saluée par quatre Molières en 2018 et d’ailleurs reprise au théâtre de l’Œuvre, présentera lui aussi sa nouvelle création « Le petit coiffeur », au Théâtre Rive Gauche, dès le 8 octobre. Une nouvelle plongée dans la France des années 1945, que lui a inspiré une photo de Robert Capa « La tondue de Chartres », représentant une femme tondue à la Libération dans les rues de la ville, son bébé dans les bras, entourée d’une foule qui la conspue. A partir de là, il a souhaité imaginer l’histoire romanesque du coiffeur qui a tondu cette femme en cette période si particulière.  

De leurs côtés, Daniel Russo et Valérie Mairesse ouvriront dès le 25 septembre la saison du Théâtre des Bouffes Parisiens dans « Si on savait » sur une mise en scène de Jean-Luc Moreau.

Véronique Genest montera elle sur les planches du Théâtre La Bruyère dans « Betty’s family », une comédie où les histoires de famille sont loin d’être de tout repos, à partir du 22 Septembre. 

Des reprises de haute volée pour amortir le coût de la crise

Il va évidemment falloir amortir les conséquences économiques de la fermeture des salles de spectacle. Pour ce faire, plusieurs théâtres miseront à la rentrée sur des reprises de haute facture. Parmi elles, des spectacles au succès public ayant par ailleurs décroché de précieux Molières.  

Le Théâtre Montparnasse rouvrira ainsi ses portes avec deux pièces, chacune récompensée de deux Molières le 23 juin dernier : « Marie des poules – gouvernante de George Sand » et « Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty ? ». Deux pièces respectivement lauréates du Molière de la meilleure pièce du théâtre privé, et Molière du spectacle musical qui ont également valu à leurs interprètes, Béatrice Agenin et Elodie Menant, le Molière de la comédienne du théâtre privé pour la première, et celui de la révélation féminine pour la seconde. Des spectacles qui passent de la petite salle du théâtre Montparnasse à la grande.  

Véritable succès en début d’année, après y avoir fait salle comble entre janvier et mars 2020, « Une histoire d’amour » inaugurera quant à elle la rentrée théâtrale de La Scala Paris, dès le 11 septembre. Une pièce signée et montée par Alexis Michalik, reparti cette année avec le Molière du metteur en scène du théâtre privé.

Autre grand succès de la saison dernière « La Dégustation », comédie romantique d’Ivan Calberac campée par Isabelle Carré et Bernard Campan, Molière de la pièce du théâtre privé en 2019, sera de retour au Théâtre de la Renaissance.  

Elle fut l’une des pièces phares des années 2010 et fait son retour à la rentrée. Après avoir décroché trois Molières en 2011 et être restée deux saisons au Théâtre Michel, « Le repas des fauves », un bijou adapté et mis en scène par Julien Sbires plongeant le spectateur dans le Paris occupé, alors qu’un dîner sous haute tension se joue sous leurs yeux ébahis, sera à l’affiche du Théâtre Hébertot à partir du 1er octobre. Le théâtre reprendra également une autre pièce culte : « 12 hommes en colère ». 

Son auteur est le grand gagnant des Molières 2020 (Molière du metteur en scène, de l’auteur francophone et de la meilleur pièce de théâtre public pour « Electre et les bas fond », sa dernière création). « Le dernier jour du jeûne » de Simon Abkarian, dévoilée en 2018 à la Cartoucherie – Théâtre du soleil, reprendra du service au Théâtre de Paris, dès le 16 octobre. L’occasion de découvrir à travers cette fresque contemporaine qui célèbre les femmes, l’écriture et le théâtre d’Abkarian. 

Cette rentrée offrira aussi l’occasion d’assister aux spectacles de la saison dernière, à l’instar de « Par le bout du nez », mis à l’arrêt en raison de l’épidémie de Coronavirus. Créée à peine trois semaines avant la fermeture totale des théâtres, la comédie de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière (« Le prénom »), interprétée par François-Xavier Demaison et François Berléand, reprendra ses quartiers dès le 22 septembre au Théâtre Antoine. Richard Berry sera, lui, de retour sur scène avec «Plaidoiries» dès le 24 septembre au Théâtre Libre, et Gaspard Proust investira la Comédie des Champs Elysées, dès le 17. 

Enfin, dévoilée la saison dernière avec Gad Elmaleh et Philippe Lellouche dans les rôles titres, « L’invitation » s’offre une nouvelle distribution en cette rentrée. Patrick Chesnais reprend le rôle tenu par Gad Elmaleh et devra à son tour, afin de couvrir ses incartades extra-conjugales, inviter à dîner un parfait inconnu présenté à son épouse comme un vieil ami, dans cette comédie de Julien Raccah à nouveau programmée au Théâtre de la Madeleine.

Tous les théâtres n’ont pas encore annoncé leur programmation, et le doute plane sur la tenue de créations attendues, comme l’adaptation française de la comédie musicale culte de Mel Brooks «Les producteurs», initialement prévue pour septembre et montée par Alexis Michalik. 

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