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Théâtre : les têtes d’affiche et créations qui vont faire la rentrée à Paris

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C’est une rentrée théâtrale particulière qui attend le public et les théâtres parisiens. Après six mois de fermeture et quelques réouvertures éparses, la plupart des salles, dont les jauges resteront limitées en zone rouge, s’apprêtent à nouveau à accueillir le public.

Des spectateurs qui devront être masqués tout au long des représentations partout dans l’Hexagone, comme l’a annoncé le premier ministre Jean Castex, le 26 août dernier. Malgré ce contexte inédit, les têtes d’affiche et les créations sont au rendez-vous pour faire vivre l’art vivant et relancer une activité durement frappée par l’épidémie de Coronavirus.

Une rentrée qui sera marquée par des classiques, à l’instar de Tchekhov joué par Jacques Weber, comme par des propositions originales. Parmi elles, la nouvelle comédie du duo Sébastien Azzopardi et Sacha Danino « L’embarras du choix », qui propose au public d’imaginer la suite de l’histoire ou encore d’«Affaires sensibles », première adaptation pour la scène de l’émission éponyme de France Inter. Une reprise de l’activité qui signera également le retour de pièces dix ans après leur création, à l’instar du mémorable « Repas des fauves » et de « Mais qui est Monsieur Schmitt ? », qui s’offrent une nouvelle distribution et une nouvelle mise en scène. L’occasion enfin de revoir ceux qui ne restent jamais bien loin des planches. Catherine Hiegel, Patrick Chesnais, Daniel Russo à retrouver dans des registres très différents de la comédie à la pièce choc. Autant de pièces qui rythmeront la rentrée de septembre à novembre.  

Nicolas Briançon monte « Mademoiselle Else » avec Alice Dufour 

Après « Le canard à l’orange », « Hard » ou encore « Voyage avec ma tante » qui lui a valu le Molière du metteur en scène en 2015, Nicolas Briançon monte en cette rentrée « Mademoiselle Else» d’Arthur Schnitzler. Une nouvelle qu’il a lui-même adapté pour la scène en monologue dans lequel il dirige Alice Dufour.  Seule en scène, la trentenaire passée par le Crazy Horse, le Cirque du soleil et nommée aux Molières dans la catégorie révélation féminine l’année dernière pour sa prestation dans « Le Canard à l’orange », y campera le rôle de cette jeune fille, issue de la bourgeoise autrichienne, confrontée à une véritable épreuve. Alors que son père fait face à des problèmes d’argent, il lui demande d’aller emprunter 30 000 florins à un vieil ami. Ce dernier accepte, à condition que la jeune femme se montre nue. Une requête à laquelle elle répondra par une étrange décision. Un texte qui explore la psychologie féminine, le rapport à la sexualité, sur une mise en scène faisant appel à la vidéo. 

A partir du 1erseptembre « Mademoiselle Else », Théâtre de Poche Montparnasse, Paris.  

«Affaires sensibles», des ondes à la scène

Affaires sensibles, émission phare de France Inter, qui entre 2014 et 2018 a décrypté les grands procès, affaires et actualités ayant marqué ses 50 dernières années, fait l’objet d’une première adaptation scénique. Pour l’occasion, le journaliste Fabrice Drouelle, son animateur sur les ondes monte sur scène accompagné de Clémence Thioly, pour dévoiler le portrait de femmes qui, chacune à leur manière, ont marqué leur époque : Pauline Dubuisson, condamnée dans les années 1950 pour avoir tué son amant, Edith Cresson, première et seule femme à avoir accédé à la fonction de premier ministre en France et Marie Humbert, l’épouse de Vincent Humbert dont le drame personnel a rouvert le débat sur l’euthanasie.  

A partir du 22 septembre, « Affaires sensibles », Théâtre Tristan Bernard, Paris.

Jacques Weber et Peter Stein ont rendez-vous avec Tchekhov

Deux monstres sacrés à nouveau réunis. Après avoir monté « Tartuffe » de Molière avec Pierre Arditi et Jacques Weber en 2018, l’incontournable metteur en scène allemande Peter Stein retrouve Jacques Weber pour explorer cette fois trois courtes pièce de Tchekhov – « Le chant du cygne », « Les méfaits du tabac », « Une demande en mariage » – réunies sous le nom « Crise de nerfs » pour en dévoiler toute la dimension farcesque. Jacques Weber endossera successivement l’habit d’un vieil acteur, d’un conférencier peu banal et d’un père poussant sa fille à épouser un homme qui sèmera la zizanie. 

A partir du 22 septembre, « Crise de nerfs, 3 farces de Tchekhov », Théâtre de l’Atelier, Paris. 

Sébastien Azzopardi et Sacha Danino invitent le public à imaginer la suite de l’histoire

Le duo Sébatien Azzopardi et Sacha Danino cultive l’art de surprendre. Après avoir transposé l’univers du thriller sur scène avec « La dame blanche », proposé au public de résoudre en direct une enquête en adaptant pour la France « Dernier coup de ciseaux » ou revisité « Le tour du monde en 80 jours » dans une version mémorable, ils ont concocté pour la rentrée une nouvelle comédie au concept intriguant. Avec « L’embarras du choix », ils proposent cette fois au public de choisir la suite de l’histoire. Ça promet. 

A partir du 7 octobre, « L’embarras du choix », Théâtre de la Gaîté Montparnasse, Paris. 

CATHERINE HIEGEL, NOÉMIE LVOVSKY et André Marcon DANS la PIÈCE CHOC « AVANT LA RETRAITE » 

Catherine Hiegel est de toutes les rentrées théâtrales. Cette saison, elle retrouve la scène de la Porte-Saint-Martin aux côtés d’André Marcon et de la réalisatrice Noémie Lvovsky, qui fait ses premiers pas au théâtre, dans une pièce de Thomas Bernhard : « Avant la retraite ». Un texte choc monté par Alain Françon, qui met en scène un ancien nazi, reconverti en « respectable » président de tribunal qui, comme chaque année, célèbre l’anniversaire du SS Himmler aux côtés de ses deux sœurs, l’une acquise à sa cause avec qui il entretient une relation trouble, l’autre mutique. Une pièce écrite en 1979 qui sonde l’hypocrisie de la société autrichienne face au nazisme, l’un des thèmes de prédilection de Thomas Bernhard.

A partir du 8 octobre, « Avant la retraite», Théâtre de la Porte-Saint-Martin, Paris. 

« Le petit coiffeur », la nouvelle pièce de Jean-Philippe Daguerre

Après « Adieu Monsieur Haffmann », pièce aux quatre Molières d’ailleurs reprise au théâtre de l’Œuvre, puis la création la saison dernière de « La famille Ortiz », Jean-Philippe Daguerre revient avec une nouvelle pièce. Il signe pour la rentrée « Le petit coiffeur ». Inspiré par une photographie de Robert Capa « La tondue de Chartres », cliché réalisé en 1944 sur lequel une femme tondue évolue dans les rues, son enfant dans les bras, sous le regard désapprobateur de la foule, il a imaginé l’histoire du coiffeur qui a rasé cette femme pour signer une fiction romanesque. Un homme qu’il baptise Pierre. Coiffeur de génération en génération, son père est mort dans les camps de travail, sa mère résistante, est à la tête d’un salon pour femme et lui envoie des clientes pour une activité particulière. Jusqu’à l’arrivée de Lise. 

A partir du 8 octobre, « Le petit coiffeur », Théâtre Rive Gauche, Paris. 

Michel Boujenah se glisse dans la peau de l’Avare

Le théâtre des Variétés rouvrira lui ses portes le 15 octobre prochain avec un classique de Molière, « L’Avare », campé par Michel Boujenah. Créée en avril 2019 à Nice, la pièce mise en scène par Daniel Benoin arrive à Paris. L’acteur Michel Boujenah, aussi connu pour son humour que ses rôles de composition, se glissera à nouveau dans la peau d’Harpajon, obsédé par l’argent, sur le point de marier ses enfants contre leur volonté et dont l’avarice ne pourra le conduire qu’à la solitude. 

A partir du 15 octobre, « L’Avare », théâtre des Variétés, Paris. 

Patrick Chesnais aux prises avec un invité encombrant 

Présentée la saison dernière, « L’invitation » d’Hadrien Raccah, créée avec Gad Elmaleh et Philippe Lellouche dans les rôles titres, s’offre une nouvelle distribution. L’excellent Patrick Chesnais reprend le rôle tenu par Gad Elmaleh. Il endossera l’habit d’un avocat volage, qui pour cacher ses infidélités s’est inventé un ami imaginaire. Un subterfuge qui prend l’eau quand son épouse demande à rencontrer ce fameux Charlie, poussant l’avocat à inviter à dîner un parfait inconnu, croisé en bas de chez lui. Un personnage qui n’est pas sans rappeler un certain François Pignon, campé à nouveau par Philippe Lellouche. 

A partir du 16 octobre « L’invitation », Théâtre de la Madeleine, Paris.  

UN TRIO DE CHOC POUR REJOUER LES MOMENTS CLés D’UNE VIE 

Qui ne s’est jamais dit : « si c’était à refaire, je m’y prendrais autrement ». Tel est le fil rouge de « Si on savait », signée Eric Fraticelli et campée par un trio rompu à l’exercice de la comédie : Valérie Mairesse, Daniel Russo et Jean-Luc Porraz. Patrick vient d’arriver dans l’au-delà. Alors qu’on lui dresse le bilan de sa vie, on l’interroge sur ce qu’il aurait aimé changer s’il en avait la possibilité. L’occasion pour Patrick de rejouer ses souvenirs marquants et d’en proposer des alternatives. Autant de scénarios qui seront mis en scène par l’inépuisable et efficace Jean-Luc Moreau. 

A partir du 17 octobre, « Si on savait », au Théâtre des Bouffes Parisiens, Paris.  

VALÉRIE BONNETON ET STÉPHANE DE GROODT DANS « MAIS QUI EST MONSIEUR SCHMITT ? »

Créée en 2009 avec Richard Berry et Raphaëline Goupilleau dans les rôles principaux, la pièce de Sébastien Thiéry, qui lui avait valu une nomination aux Molière de l’auteur francophone l’année suivante, est de retour sur les planches avec une nouvelle distribution et une nouvelle mise en scène. La pétillante Valérie Bonneton et le fantasque Stéphane de Groodt endossent à leur tour l’habit de Monsieur et Madame Bélier, dans cette comédie où l’absurde règne en maître. Et pour cause, alors que les Béliers dînent tranquillement chez eux, leur vie bascule quand le téléphone sonne alors qu’ils n’ont pas d’abonnement téléphonique, et que l’on demande un certain monsieur Schmitt. Qui sont les Béliers, où sont-ils et qui est ce Monsieur Schmitt ? Une situation rocambolesque portée par un texte aux répliques savoureuses.

À partir du 10 novembre, « Qui est Monsieur Schmitt », Théâtre Édouard VII, Paris. 

« Le repas des fauves» de retour sur scène dix ans après 

En 2010, Julien Sibre montait au théâtre Michel Le repas des Fauves, d’après la pièce de Vahé Katcha, raflant l’année suivante trois Molières. Dix ans après le succès de ce huis clos mémorable, il livre une nouvelle mise en scène de ce dîner à la tension dramatique implacable. Dans le Paris occupé, alors que sept convives célèbrent l’anniversaire de leur hôte, deux SS sont assassinés au pied de l’immeuble. Tout bascule alors et les sept convives vont être confrontés à l’impossible : livrer deux d’entre eux à la gestapo. Ils ont jusqu’au dessert pour choisir. Une pièce interprétée cette saisons entre autres par Thierry Fremont et Davy Sardou. 

A partir du 15 novembre, Le repas des fauves, Théâtre Hébertot, Paris.

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