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«The Nest» sur Canal+ : pourquoi ce film avec Jude Law mérite-t-il d’être vu ?


Il devait sortir au cinéma en novembre dernier, mais le Covid-19 en a décidé autrement. «The Nest» de Sean Durkin, avec Jude Law, sera finalement diffusé ce mardi soir pour la première fois sur Canal+. Un long-métrage qui oscille entre drame psychologique et thriller à ne surtout pas manquer.

L’intrigue se déroule dans les années 1980, dans une banlieue cossue des Etats-Unis. Couple uni, Rory et Allison filent le parfait amour, entourés de leurs deux enfants. Lui est un courtier ambitieux, charmeur et beau parleur, à qui tout réussit. Elle, passionnée d’équitation, le soutient coûte que coûte… jusqu’à accepter de déménager en Angleterre, pays natal de son mari, et d’expatrier toute la famille dans un immense manoir aussi accueillant qu’une maison hantée. Convaincu de pouvoir faire fortune et de devenir un as de la finance, Rory leur promet monts et merveilles.

Mais ce rêve va rapidement virer au cauchemar. Acculé par les dettes, le père de famille, complètement mégalomane, enchaîne les mensonges, et entraîne ses proches dans sa chute avec un aplomb désarmant. L’ambition finit par prendre le pas sur l’amour, et Allison tente comme elle le peut de s’extirper de son emprise et de cette relation toxique. Dans ce manoir qui devait faire office de nid douillet mais où l’atmosphère se fait de plus en plus oppressante et anxiogène, le couple va se disloquer. La violence perverse s’immiscera au sein de ce foyer en apparence heureux.

«The Nest» doit sa réussite à la performance de ses deux acteurs principaux au sommet de leur art. Jude Law excelle en mari trompeur et narcissique face à Carrie Coon, vue dans la série «The Leftovers», aussi élégante et charismatique que Cate Blanchett, une autre beauté froide qui peut nous glacer le sang au détour d’un plan. Plus qu’un couple à la dérive, Sean Durkin signe un magnifique portrait de femme. Une femme forte, digne, tenace, mais que la peur et l’angoisse tiraillent de l’intérieur. La mise en scène est soignée, servi par un sublime jeu d’ombres et de lumières créé par le chef opérateur hongrois Matyas Erdely («Le fils de Saul»).

Alors qu’il a bénéficié de critiques dithyrambiques outre-Atlantique à l’issue de sa présentation à la presse, le deuxième long-métrage de Sean Durkin, à l’origine de «Martha Marcy May Marlene» (2011), a également raflé trois récompenses au dernier Festival du cinéma américain de Deauville en septembre : Grand Prix, Prix de la critique internationale et prix de la Révélation. Un succès amplement mérité pour ce thriller psychologique qui tend vers le cinéma de Cassavetes ou «Les Noces Rebelles» de Sam Mendes. 

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