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The Dark Pictures House of Ashes : «Les meilleurs jeux d’horreur ne parlent pas seulement de la peur»


Nous avons pu faire nos premiers pas en Irak avec House of Ashes, nouveau volet des histoires horrifiques de The Dark Pictures Anthology. De quoi sursauter une ou deux fois en explorant un antique temple sumérien où personne ne nous a entendu crier…

C’est le troisième épisode d’une série qui devrait en compter huit au total. Dark Pictures Anthology House of Ashes succède ainsi à Man of Medan et Little Hope. Changement de cadre mais pas de genre avec ce titre qui ressemble à un film interactif horrifique. Le studio anglais de Supermassive Games est -depuis Until Dawn paru en 2015- un spécialiste du genre. Prévu pour une sortie le 22 octobre prochain (PS4/PS5, Xbox One, Series X/S, PC), à quelques encablures d’Halloween, le nouveau titre du studio britannique nous emmène en Irak en pleine guerre.

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Avec le nouvel opus de cette petite anthologie de l’horreur, Supermassive s’inspire de classiques du cinéma comme The Thing, Alien, The Descent ou encore Predator. «J’ai vu quelque chose, ça n’était pas humain», lâche un des personnages en début d’aventure. Le ton est donné alors qu’un groupe de soldats américains et irakiens découvrent un ancien temple sumérien suite à un tremblement de terre. Torche à la main, les différents groupes explorent ce dédale enténébré… dans lequel ils ne sont pas seuls…

Casque vissé sur les oreilles, les traditionnels jump scares fonctionnent toujours aussi bien. Difficile de ne pas sursauter lorsqu’une de ces étranges créatures apparaît soudainement. La formule The Dark Pictures reste fidèle à elle-même. Les effets restent classiques, les situations aussi, mais avec cet épisode, Supermassive entend, au-delà de l’expérience d’épouvante, dresser des portraits humains.

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«Les meilleures histoires ont toujours un aspect humain. Les meilleurs films et jeux d’horreur ne parlent jamais uniquement de la peur, explique ainsi Will Doyle, game director du jeu. Ils examinent la condition humaine en abordant les thèmes du deuil, de l’impuissance, de la folie, de l’amour». House of Ashes tentent ainsi de s’affranchir de certains codes cinématographiques datés avec une écriture moins manichéenne et plus actuelle. Si le joueur suit la progression d’un groupe de Marines, il accompagne Salim, un soldat irakien (arabophone) lui aussi perdu dans ces souterrains.

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Nick, Jason, Eric, Rachel et Salim vont devoir s’allier pour tenter de survivre dans cet ancien temple de Pazuzu, un antique démon sumérien. On passe ainsi d’un personnage à l’autre au gré d’un récit qui, sur la première heure, reste classique. Les dialogues sont ici fondamentaux, dévoilant un peu plus chaque personnage en tentant de lui un supplément d’âme essentiel pour que la recette fonctionne.

«Dans les histoires d’horreur, la peur consiste à placer les personnages dans des situations auxquelles ils ne sont pas préparés et qu’ils sont incapables de gérer, détaille Will Doyle. Pour que cela fonctionne, vous devez sympathiser avec les personnages et comprendre leurs motivations. Il est donc important de bien construire les personnages. Si vous ne croyez pas que le personnage à l’écran a peur, vous n’aurez pas peur vous-même ».

Une expérience cinématographique

Entre deux scènes d’exploration et de discussions, des scènes d’action demandent au joueur de presser un bouton au bon moment (QTE), alors que celui-ci explore le labyrinthe en trouvant des renseignements sur le lieu et son histoire. House of Ashes demeure, de ce que nous avons pu en voir durant cette première heure de jeu, un titre avant tout cinématographique. Les actions du joueur y sont rares, mais aussi souvent déterminantes pour la suite de l’aventure. On retrouve aussi les pressentiments, des objets qui donnent un indice (souvent abscons) sur une scène à venir lors de laquelle le joueur sera amené à faire un choix.

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Car Houses of Ashes conserve la même structure que les précédents volets de ces histoires horrifiques : il faut, à certains moments, faire des choix qui vont orienter l’histoire dans une direction spécifique. Si la trame principale demeure inchangée, les moyens d’arriver au terme du récit sont variables. Chaque personnage peut mourir… ou pas. C’est au joueur de prendre les bonnes décisions ce qui, en pleine panique, n’est pas toujours évident. Les habitués de la série vont donc très vite (trop ?) retrouver leurs marques.

On espère que la suite de l’aventure saura surprendre les joueurs.

Après une heure de jeu, on reconnaît la formule The Dark Pictures Anthology dans un cadre différent. La formule semble rester la même. Un changement de forme plus que de fond en somme même s’il faut reconnaître que Supermassive sait s’y prendre pour poser une atmosphère. On espère que la suite de l’aventure saura surprendre les joueurs en proposant, par exemple, de nouvelles mécaniques de gameplay. Une façon de renouveler l’intérêt d’une série qui, même si elle reste unique, varie jusqu’ici assez peu d’un épisode à l’autre.

Si l’on devait au terme de ces premiers pas dans House of Ashes adresser une requête à Supermassive, sans doute tiendrait-elle dans ces quelques mots : surprenez-moi ! La base de tout bon jeu d’horreur.

The Dark Pictures Anthology : House of Ashes, Bandai Namco, le 22 octobre prochain sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S et PC.

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