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Tempête au Sahara : Phénomène du «ciel jaune» en France, un danger existe-t-il pour la santé ?

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Dans certaines parties de la France, le ciel est recouvert d’un voile jaune depuis ce week-end. Un phénomène causé par des poussières de sable venues du Sahara, qui pourraient avoir des effets sur la santé des personnes qui respirent cet air.

Quelle est la situation actuelle en France ?

Selon le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA), plusieurs zones du pays sont plus particulièrement concernées par cet épisode. Ce lundi 22 février, c’est le département des Pyrénées-Orientales qui est le plus touché.

Perpignan et ses alentours enregistrent en effet un indice de qualité de l’air «mauvais» (de 4 sur une échelle de 6), à cause des particules fines, avec un dépassement du seuil d’alerte.

Cela correspond à une concentration de ces polluants au-dessus de 80 microgrammes (µg) par m3. Pour avoir un ordre d’idée, à Paris, les niveaux moyens de particules fines sont de 21 µg/m3 dans le fond de l’air, et de 33 µg/m3 à proximité du périphérique.

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Un peu plus au nord, en Auvergne-Rhône-Alpes, 8 départements sont dans le jaune, avec des indices oscillant entre «dégradé» (de 3 sur une échelle de 6) et «mauvais», avec un dépassement du seuil d’information, c’est-à-dire plus de 50 µg/m3.

Dans le reste de l’Hexagone, la situation est globalement moyenne. C’est notamment le cas en Ile-de-France, où Airparif enregistre «des concentrations de pollution plus élevées qu’attendues à cause des imports de sable, mais sans que les seuils réglementaires soient dépassés».

Quel impact sur le corps humain ?

Questionné à propos des effets de ces poussières sur la santé, Grégory Abbou, prévisioniste chez Airparif résume à Cnews : «c’est bien moins dangereux que de respirer un pot d’échappement».

Selon lui, ces particules «grossières» sont en majorité des PM10. «Plus grosses que les PM2,5, elles entrent beaucoup moins dans les voies respiratoires et se collent moins aux alvéoles pulmonaires que les particules provenant de la combustion de bois ou d’énergies fossiles».

De plus, «ces particules proviennent de minéraux et vont avoir moins tendance à dégrader nos muqueuses que celles transformées chimiquement, qui ont d’ailleurs été déclarées cancérigènes», selon l’ingénieur de l’organisme de contrôle de la qualité de l’air en Ile-de-France. Ces dernières sont surtout émises par le trafic automobile.

Bien que ce type de nuage venant du Sahara soit «tout à fait habituel», Laurence Rouïl, directrice de la stratégie à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), se montre plus alarmante au téléphone sur l’effet sanitaire de ces poussières.

«Même si elles sont d’origine naturelles, à partir du moment où ces poussières participent à l’élévation du niveau de particules fines, alors elles sont problématiques car il y a une agression pour les personnes les plus fragiles», souligne la scientifique.

Les risques ? «Comme pour la pollution atmosphérique classique, cela peut engendrer des problèmes respiratoires et cardio-vasculaires. C’est le cas en particulier chez les individus à risque, comme les asthmatiques, les personnes âgées et les plus jeunes», fait savoir Laurence Rouïl.

En outre, la directrice de la stratégie de l’Ineris pointe l’impasse dans laquelle se trouvent les pouvoirs publics : «quand il y a un épisode de poussières, c’est-à-dire de pollution naturelle, le problème est que nous n’avons pas beaucoup de levier d’action, si ce n’est éviter de s’exposer».

Le préfet des Pyrénées-Orientales a ainsi conseillé ce lundi de «réduire les activités physiques et sportives en plein air. Privilégier les sorties plus brèves et celles demandant le moins d’effort».

Les effets sur l’environnement

En se déposant sur le sol, cette couche de poussière jaune peut se révéler bonne pour les plantes. D’origines minérales, ces particules sont en effet riches en fer et en phosphore, rappelle National Geographic, et apporteraient ainsi des nutriments bénéfiques pour la flore.

Selon certaines études, ces nuages en provenance du Sahara, qui survolent régulièrement l’Atlantique, auraient même permis en partie l’épanouissement de la forêt Amazonienne, malgré une terre plutôt pauvre en nutriments.

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