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Tabassage de Yuriy : de nouvelles mesures pour lutter contre les rixes à Paris


Quinze jours après le tabassage dont a été victime le jeune Yuriy, le laissant pour mort, les autorités publiques parisiennes ont décidé de prendre des mesures pour éviter qu’un nouveau drame se rejoue.

Ensemble, la préfecture de police de Paris, le parquet de Paris, la mairie de Paris, le rectorat, la direction de la protection judiciaire de la jeunesse ainsi que les maires d’arrondissement ont décidé de se «mobiliser» face au phénomène des rixes, courantes à Paris et qui deviennent de plus en plus violentes.

Il y a deux ans déjà, la municipalité parisienne avait voté un «plan anti-rixe». En octobre 2018, la maire de Paris Anne Hidalgo, avait même invité 300 personnes dans le cadre des Etats généraux de la prévention des rixes, en présence de François Molins, alors procureur de Paris, afin de «prévenir» ce phénomène de lutte entre bandes rivales.

Un plan qui avait permis de réduire de moitié le nombre de rixes à Paris, passées de 159 en 2016 à 83 en 2020, selon les autorités concernées. Mais qui est apparu aujourd’hui toujours insuffisant pour empêcher que de nouvelles rixes ne se reproduisent.

Le jeune Yuriy a fêté ses 15 ans à l'hôpital, où il a été placé dans le coma.

Alors que neuf jeunes ont été mis en examen dans la soirée de samedi par un juge d’instruction dans l’enquête sur l’agression du jeune Yuriy – dont cinq pour «tentative d’assassinat» –, les autorités parisiennes ont décidé d’aller plus loin, dans leur politique publique de prévention des rixes. 

Des mesures concrètes

Ensemble, elles prévoient donc de mettre en place une série de mesures concrètes. Parmi elles, un volet «sécurité» avec le renforcement de la présence des forces de police nationale et des agents de la ville sur le terrain ou encore le développement de la vidéoprotection sur les secteurs «les plus concernés».

Et un autre volet «prévention», avec la multiplication des interventions des policiers spécialisés dans la prévention au sein les lycées, la mise en place d’actions de communication à destination des jeunes et des familles montrant les risques encourus, mais aussi la formation des chefs d’établissement aux bonnes pratiques en matière de sécurité.

Un suivi généralisé

Par ailleurs, dans le cadre de ces nouvelles mesures, les instances compétentes prévoient un suivi généralisé notamment en ce qui concerne «les enquêtes marquantes, les poursuites et les mesures de sûreté» prises «contre les auteurs des affrontements entre bandes», afin de «nourrir une analyse des situations à risques».

Quartier par quartier, des groupes de travail seront également mis en place «permettant une prise en compte des problématiques de chaque arrondissement».

A noter qu’une réunion est prévue «dans les prochaines semaines» entre les différentes parties prenantes, afin de «dresser un bilan des actions menées» et «travailler à la mise en œuvre de nouvelles pistes d’intervention». A terme, l’idée sera de proposer une «stratégie de prévention des rixes» commune à Paris et aux villes de première couronne.

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