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Soumises à la «canicule humide», deux régions du monde sont désormais inhabitables


Comme une canicule perpétuelle… en pire. Dans son évaluation soumise depuis lundi 26 juillet à 195 pays, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pointe deux régions du globe devenues inhabitables. A Jacobabad (Pakistan) et Ras Al Khaimah (golfe Persique), la chaleur est tout simplement invivable.

Ces deux zones sont frappées par la canicule humide. C’est à dire des températures extrêmes associées à un taux d’humidité particulièrement élevé. Un cocktail dangereux pour l’organisme.

Comme l’explique franceinfo, le corps humain est capable de résister à des températures allant jusqu’à 100 degrés à condition que cela ne dure pas longtemps, qu’il soit possible de s’hydrater suffisamment et que l’air soit sec. Ce dernier point permet en effet à la sueur de s’évaporer, rafraichissant ainsi le corps. Lorsque l’humidité s’en mêle, cette réaction n’est plus possible et la surchauffe menace.

Pour évaluer la capacité de résistance à ces milieux extrêmes, on utilise la notion de «température du thermomètre mouillé» (TW). Cet indice prend en compte l’humidité relative ambiante et ses possibilités d’évaporation. Sachant qu’un corps ne peut perdre de chaleur si cette température extérieure TW dépasse la sienne, les scientifiques s’accordent pour dire que l’être humain ne peut survivre longtemps à 35 degrés TW. Un seuil déjà atteint à Jacobabad et Ras Al Khaimah.

Selon Colin Raymond, chercheur à la Nasa et auteur d’une étude sur le sujet publiée en mai 2020, «une demi-douzaine d’heures» dans ces conditions, «en l’absence de rafraichissement artificiel», entraînera «des défaillances d’organes et la mort».

D’autres territoires menacés

Les climatologues avaient prédit la menace des canicules humides mais pronostiquaient leur apparition autour de 2050. Le réchauffement climatique leur a fait prendre 30 ans d’avance. Plus inquiétant encore : d’après les relevés météo des 40 dernières années, d’autres régions du monde semblent suivre le chemin ouvert par Jacobabad et Ras Al Khaimah.

L’Asie du sud et du sud-est, le golfe du Mexique, le reste du golfe Persique et certaines parties du continent africain sont notamment concernés. D’après le Giec, les territoires les plus menacés se trouvent dans les zones tropicales ou côtières, là où la chaleur extrême s’associe à l’évaporation de la mer.

Ces nouvelles constatations des experts climat de l’ONU interviennent alors que les catastrophes naturelles se multiplient à travers le monde. Les précipitations excessives ont entrainé de terribles inondations en Chine, en Allemagne et en Belgique, des températures hors norme ont été observées au Canada et des incendies se déclarent en divers endroits du globe, y compris en France.

Pendant deux semaines, les prévisions du Giec vont être présentées une à une aux 195 pays décideurs, avant la publication d’un rapport définitif, le 9 août prochain. A moins de 100 jours de la COP 26 en Ecosse, la responsable climat de l’ONU, Patricia Espinosa, a rappelé tout le monde à l’ordre : «Nous ne sommes pas en bonne voie pour respecter l’objectif de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C d’ici la fin du siècle […] Nous nous dirigeons vers plus de +3°C. Nous devons changer de direction de façon urgente, avant qu’il ne soit trop tard».





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