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Sean Connery : ses 5 plus grands rôles sans 007


Un costume bien difficile à enlever. Quand l’immense acteur Sean Connery, qui vient de disparaître à l’âge de 90 ans, apparaît pour la première fois en 1962 dans «James Bond 007 contre Dr No», le succès est immédiat, et à sept reprises, le grand public l’adoptera comme celui qui a le mieux porté le cotume de l’agent secret. Pourtant, son impressionnante filmographie montre à quel point son talent s’est épanoui avec les plus grands réalisateurs, dans des classiques allant du drame psychologique au film d’aventure. Voici cinq de ces plus grands rôles, dans des registres éclectiques.

Pas de printemps pour marnie (1964)

Après la sortie de Dr No, Sean Connery considère son personnage de 007 comme étant un peu rustre et manquant de subtilité. Il va rapidement pouvoir changer de registre et passer dans un autre monde, celui d’Alfred Hitchock, qui l’enrôle dans l’un de ses films les plus sombres, celui d’un riche éditeur qui tombe amoureux d’une jeune secrétaire cleptomane et frigide (Tippie Hedren). C’est pourtant pour son côté brut que le maître du supsens – alors au sommet de sa gloire – l’emploi. Alfred Hitchock semble en effet fasciné par Sean Connery et sa virilité presque caricaturale, sa manière obsessionnelle de protéger celle qui deviendra sa femme, et la découverte de toutes ses psychoses qui l’effraient et l’excitent. 

L’homme qui voulut être roi (1975)

Après le thriller, place à la fresque aventureuse. Dans ce film signé du grand John Houston, Sean Connery forme un passionnant duo avec l’autre acteur britannique Michael Caine. Ils incarnent, dans les années 1880, deux anciens officiers britanniques, qui rencontrent Rudyard Kipling et lui proposent de prendre le Kafiristan, un pays mythique où aucun Blanc n’est entré depuis Alexandre le Grand. John Huston livre un film d’aventure palpitant, teinté de franc-maçonnerie, avec un Sean Connery passionné et mystique, possédé par son rôle, face à un Michael Caine pragmatique. 

Le nom de la rose (1986)

Est-ce le fait d’avoir définitivement abandonné en 1983 son costume de James Bond avec «Jamais plus jamais»? Depuis quelques années, Sean Connery enchaînent des rôles dans des productions moins prestigieuses. Quand Jean-Jacques Annaud fait appel à lui pour incarner le rôle principal du moine Guillaume de Baskerville dans «Le nom de la Rose», il n’est clairement pas le premier choix du réalisateur français. Mais ce dernier raconte avoir eu «la chair de poule» lorsque l’Ecossais a commencé à lire le script, et il l’engage alors contre l’avis de son agent qui le taxe de «vieux ringard». Umberto Eco, l’auteur italien du «Nom de la rose», avait les mêmes appréhensions. «Ce que tu as réussis le mieux, c’est ce que je craignais le plus. Sean Connery est formidable», dira-t-il à Jean-Jacques Annaud. Le rôle a valu un Bafta du meilleur acteur à l’Ecossais.

Les incorruptibles (1987)

En 1987, la renaissance se confirme pour Sean Connery, qui s’épanouit dans les rôles de vieux sage ou de guide. Dans le chef d’oeuvre de Brian De Palma sur la pègre à l’époque de la prohibition, ou chaque rôle est joué à la perfection, Sean Connery, en vieux flic qui connaît bien le monde des truands, vole tout de même la vedette au jeune Kevin Costner face au grand Robert de Niro en Al Capone inattaquable. Un rôle qui lui vaudra un Oscar et un Golden Globe (meilleur acteur dans un second rôle) et le titre du «pire accent au cinéma de tous les temps». 

indiana jones et la dernière croisade (1989)

C’est un peu le rôle de la consécration d’une décennie qui l’aura fait entrer dans le coeur du grand public. Alors que les fans restent sur leur déception après un deuxième volet, Le Temple maudit, qui n’a pas séduit, Steven Spielberg, qui règne en maitre en cette période dorée du divertissement «Made in Hollywood», a une idée de génie. En 1989, il a l’idée de réunir Harrison Ford et Sean Connery dans un formidable duo d’acteurs qui fera un triomphe, et fera de la «Dernière croisade» l’épisode préféré des spectateurs. Sean Connery incarne avec malice et élégance un médiéviste farfelu mystérieusement disparu que son fils, l’aventurier Indiana Jones, va tenter de retrouver. En 2008, alors que Sean Connery était à la retraite depuis cinq ans, il refusa de rejouer son rôle dans le quatrième volet de la série «Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal», le jugeant trop anecdotique. Une bonne idée vu le résultat.

A l’image de sa renaissance au milieu des années 1980, Sean Connery, qui se fait de plus en rare, va tout de même se rappeler aux bons souvenirs du public dans les années 1990, avec deux films notamment, ou son charisme et son aura font merveille.

En 1990, on le retrouve en capitaine de sous-marin soviétique, dans un face-à-face sous les mers avec Alec Baldwin en Jack Ryan dans «A la poursuite d’Octobre rouge», de John McTiernan, qui reste à ce jour l’un des meilleurs films du genre. Puis, en 1996, il prouve qu’il n’a rien perdu de ses grandes années d’agent secret 007, en incarnant le seul homme à s’être évadé d’Alcatraz dans «Rock».

Avec Nicolas Cage, il doit neutraliser un général revanchard (Ed Harris), prêt à exterminer Los Angeles s’il n’est pas entendu. De l’action, un rôle d’homme de terrain aguerri…Le film rencontre un grand succès, et Sean Connery y est pour beaucoup.

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