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Roche : tout savoir sur le traitement anti-covid prometteur du laboratoire suisse

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Le groupe pharmaceutique suisse Roche a dévoilé ce mardi des résultats d’essais cliniques prometteurs pour le cocktail expérimental de traitements associant les médicaments casirivimab et imdevimab, sur lequel il collabore avec le laboratoire américain Regeneron pour les patients non-hospitalisés.

Les données de l’étude de phase III ont mis en évidence une réduction de 70% des hospitalisations ou des décès chez les patients atteints de la maladie qui n’ont pas dû être hospitalisés, a indiqué le groupe suisse dans un communiqué.

Les données ont également fait ressortir une réduction de la durée des symptômes de quatre jours, les ramenant de 14 à 10 jours, a précisé Roche. Ce volant des essais cliniques, qui se concentrait sur les patients à haut risque, évaluaient les traitements en dosage de 2.400 mg et 1.200 mg, a-t-il détaillé.

Ce traitement expérimental est la seule association d’anticorps monoclonaux qui conserve sa puissance contre les grands nouveaux variants qui sont en train d’émerger, a affirmé le laboratoire suisse dans le communiqué.

«Les nouvelles infections continuent d’augmenter au niveau mondial avec plus de trois millions de cas déclarés la semaine dernière», a souligné Levi Garraway, médecin chef et directeur mondial du développement de produits, cité dans le communiqué, soulignant que «ce cocktail expérimental d’anticorps pourrait donc offrir l’espoir d’une nouvelle potentielle thérapie pour les patients à haut risque».

Une tarification «juste et abordable»

Les résultats de ce volant des essais seront communiqués rapidement aux autorités sanitaires et soumis pour revue par les experts médicaux dès que possible.

Roche n’a toutefois pas donné d’indication sur son prix. Pour que ce traitement soit «accessible», «nous avons développé une stratégie de prix spécifique», a indiqué le groupe suisse, expliquant que les pays avaient été regroupés en fonction d’une classification sur le revenu par habitant s’appuyant sur des données de la Banque mondiale afin de garantir un accès «juste et abordable».

Le coût de l’injection du traitement du géant américain Eli Lilly est, elle, évaluée à environ 1.000 euros, disent les médecins, ce qui reste cependant moins cher qu’une hospitalisation, notent-ils.

Le cocktail expérimental de Regeneron fait l’objet de plusieurs essais, toujours en cours notamment pour les patients hospitalisés. Jusqu’à présent, environ 25.000 personnes y ont participé pour les différents volets des études cliniques.

En France, l’Agence du médicament (ANSM) a autorisé mi-mars deux bithérapies à base d’anticorps de synthèse, dont celle de Roche et Regeneron, pour traiter précocement, dès l’apparition des symptômes, les adultes les plus à risque de forme grave de Covid-19.

Elle avait également permis l’utilisation de la bithérapie de la filiale française du géant américain Eli Lilly, précisant qu’il s’agissait dans les deux cas d’autorisations temporaires, réservées aux personnes susceptibles de développer une forme grave d’infection.

Des traitements pas encore homologués dans l’Union Européenne

Ces traitements ne sont toutefois pas encore homologués dans l’Union Européenne, avait-elle rappelé, soulignant que les conditions d’autorisation étaient susceptibles d’être réévaluées selon l’évolution des nouvelles données concernant leur efficacité et la sécurité, comme le veulent ces procédures temporaires d’utilisation.

Fin février, l’Agence européenne des médicaments (AEM) avait émis un avis favorable à l’utilisation provisoire de la bithérapie de Regeneron pour les patients qui ne nécessitent pas d’oxygène supplémentaire mais risquent une forme sévère de la maladie.

Aux Etats-Unis, l’agence américaine des médicaments avait octroyé fin novembre une autorisation d’urgence à cette bithérapie, qui faisait partie quelques semaines auaparavant de la liste des traitements déployés à titre expérimental pour soigner l’ancien président américain Donald Trump.

Roche, le numéro un mondial de l’oncologie, s’était associé au géant américain Regeneron en août dans le cadre d’un partenariat pour développer, fabriquer et distribuer cette bithérapie mais aussi réaliser les démarches d’homologation auprès des autorités de santé en dehors des États-Unis.





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