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Reconfinement : une chute d’activité nettement moins forte qu’en avril


Le reconfinement devrait coûter à l’économie française 12 % de son PIB en novembre par rapport à une activité dite «normale», a indiqué ce lundi 9 novembre la Banque de France. De quoi aggraver légèrement la chute de l’activité anticipée.

En septembre, avant la deuxième vague de coronavirus, la Banque de France avait prédit une chute du produit intérieur brut (PIB) de 8,7 % cette année. Sa prévision évolue peu pour l’instant avec le reconfinement, puisqu’elle est désormais entre -9 et -10 %, a indiqué lundi François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, au micro de RTL.

«La perte de PIB pour une semaine-type d’activité (par rapport au niveau normal d’avant la pandémie) serait de -12 % en novembre, contre -4 % en octobre», précise la Banque de France (BdF) dans son enquête mensuelle menée auprès de 8.500 entreprises et publiée lundi. Cette chute de l’activité est néanmoins bien moins intense que pendant le premier confinement, durant lequel le PIB s’était effondré de «-31 % en avril».

Certains secteurs de l’économie très touchés

Face à ce nouveau plongeon attendu de l’économie française, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne prévient toutefois l’institution, certains risquant même de connaître un sort proche du confinement printanier. C’est le cas du commerce non alimentaire, de la restauration traditionnelle et des activités récréatives, où «les perspectives se dégradent fortement».

Sous l’effet des fermetures de commerces sur le territoire et des restrictions de déplacements, les activités de restauration devraient fonctionner à moins de 10 % de leur activité normale, et à moins de 20 % concernant l’hébergement, prévoit la Banque de France.

Ces activités sont les plus touchées, devant celles de location (matériel, automobile…) et les loisirs et services à la personne (dont les activités récréatives) qui tourneront à moins de 60 % de leur activité habituelle. La situation est toutefois moins pire pour ces diverses activités qu’en avril, lorsqu’elles avaient fonctionné à moins du tiers de leur vitesse de croisière.

D’autres secteurs en revanche connaîtront un repli plus modéré car les déplacements sont plus souples qu’au printemps et la BdF constate un effet d’accoutumance. C’est le cas de l’industrie, dont l’activité a été «globalement stable» en octobre. Le bâtiment lui aussi est revenu en octobre «proche de la normale». Enfin, les services aux entreprises sont pour leur part rompus au télétravail, largement répandu désormais.

Le gouvernement français a revu fin octobre sa prévision de récession sur l’année à 11 % du fait du reconfinement contre -10 % précédemment. Il table toutefois sur une reprise de 8 % l’an prochain, davantage que la Commission européenne et le FMI qui anticipent 5,8 % et 6 %.

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