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Qu’est-ce que l’écoféminisme, prôné par Sandrine Rousseau ?


La candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau se présente comme écoféministe. Un concept qui n’est pas récent mais qui reste très peu connu du grand public.

Né dans les années 1960 aux Etats-Unis, l’écoféminisme ne porte pas encore ce nom mais ses grands principes voient le jour dans le livre Silent spring, en français Printemps silencieux, de l’auteure féministe Rachel Carson. Ce mouvement met en avant l’importance de faire converger la lutte pour l’environnement avec celle pour l’égalité des genres.

Le terme d’écoféminisme fait son apparition pour la première fois en 1974, sous la plume de la Française Françoise d’Eaubonne dans son livre, Le féminisme ou la mort. Dans son ouvrage, l’auteure met en avant que le contrôle des naissances et l’émancipation sexuelle des femmes sont des moyens essentiels de la protection de l’environnement. On peut ainsi y lire que «le premier rapport de l’écologie avec la libération des femmes est la reprise en main de la démographie par celles-ci, ce qui définit la réappropriation du corps.»

Domination des femmes et surexploitation de la planète

Ainsi, le mouvement écoféministe voit une corrélation très claire entre la domination patriarcale des femmes et la surexploitation de la planète. Le mouvement a connu une grande expansion dans les années 1970, d’abord aux Etats-Unis où lutte pour les droits des femmes et lutte anti-nucléaire s’entrelaçaient, mais aussi en Inde avec le mouvement Chipko. Les femmes créatrices de ce mouvement manifestaient contre la déforestation.

Si le nom est né en France, le mouvement ne s’y est pas autant développé qu’Outre-Atlantique. C’est avec les manifestations pour le climat lancées en 2019 sous l’impulsion de Greta Thunberg, que l’écoféminisme a fait son grand retour sous les projecteurs. En se reconnaissant écoféministe, Sandrine Rousseau a donné une visibilité nationale à ce mouvement et l’installe dans le débat public.  

La candidate à la primaire écologiste a une vision classique du mouvement écoféminisme qu’elle définit comme le principe visant à «dénoncer ce qui est au cœur de notre système économique et social qui est la prédation.» Ainsi, elle estime qu’on «prend, on utilise, on jette le corps des femmes quand on les viole et quand on les agresse», comme «on prend, on utilise, on jette la nature quand on prend des ressources et qu’on salit les océans à coup de plastique.»

Une lutte croisée qui est parfois jugée trop utopique, idéaliste mais également, dans certains cas, trop radicale.



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