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Qu’est-ce que le «Plan Angela» contre le harcèlement de rue ?


«Où est Angela ?», une question à poser si on se sent en danger. La secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé ce jeudi 28 mai un grand plan de lutte contre le harcèlement de rue baptisé «Angela».

Grâce à ce dispositif, déjà mis en œuvre dans plusieurs villes de France, les jeunes filles et les femmes harcelées dans la rue et qui se sentent en danger pourront notamment trouver refuge dans des bars et des restaurants partenaires en demandant simplement «où est Angela».

Alerté, le personnel peut ensuite mettre en sécurité la femme dans un endroit isolé, en appelant notamment un taxi ou la police. L’idée est de créer un réseau de «lieux sûrs» sur tout le territoire en partenariat avec ONU Femmes et HeForShe.

A termes, ce dispositif doit être élargi à d’autres lieux tels que les pharmacies et les commerces qui restent ouverts tard le soir.

généralisation des arrêts de bus à la demande

Pour mieux protéger les femmes en soirée et la nuit, Marlène Schiappa a également déclaré travailler avec Jean-Baptise Djebbari, secrétaire d’Etat chargé des Transports, et l’Association des maires de France, afin de généraliser le dispositif d’arrêt de bus à la demande.

Celui-ci consiste à offrir la possibilité à toute personne voyageant seule et qui en fait la demande auprès du conducteur, de descendre entre deux arrêts afin d’être rapprochée le plus possible de son lieu de domicile.

Autre volet de ce plan de lutte contre le harcèlement de rue : l’engagement des plateformes VTC. Fin 2019 via les réseaux sociaux, de nombreuses femmes avaient fait état de situation de harcèlement et d’agressions sexuelles lors de trajets réalisés avec des chauffeurs de la compagnie privée Uber en utilisant le hashtag #UberCestOver («Uber, c’est fini»).

Une femme traverse une rue déserte, le 21 avril 2020 à Paris, pendant le confinement instauré en France pour lutter contre l'épidémie de coronavirus [Christophe ARCHAMBAULT / AFP/Archives]

des actes jugés en comparution immédiate

Preuve qu’il n’y a pas que dans la rue que les femmes ne se sentent pas en sécurité. C’est pourquoi, Marlène Schiappa, avec le Secrétaire d’Etat chargé des Transports, a annoncé vouloir réunir les plateformes VTC pour leur faire part de sa volonté d’intégrer un nouveau module, intitulé «violences sexuelles et sexistes», dans le cadre de l’examen pour devenir chauffeur. Il s’agira d’une formation obligatoire.

Sur le plan judiciaire, la secrétaire d’État souhaite que les auteurs de harcèlement de rue puissent désormais être jugés en comparution immédiate en cas de récidive aggravée par des faits délictuels. «Le prévenu sera retenu jusqu’à sa comparution, qui doit avoir lieu le jour même et il sera conduit sous escorte devant le tribunal.», a-t-elle précisé auprès de France Info.

Enfin, une grande campagne de communication et de sensibilisation sera lancée cet été pour réaffirmer la notion de consentement pour les victimes mais aussi les auteurs.



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