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Professeur décapité dans les Yvelines : qui était Samuel Paty, la victime de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine ?

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Ce vendredi 16 octobre, le corps décapité d’un professeur du collège du Bois d’Aulne a été retrouvé dans les rues de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Ses proches et ses élèves décrivent un enseignant apprécié et passionné par son métier.

Samuel Paty, un père de famille de 47 ans, était professeur d’histoire-géographie. Il était «petit», portait des lunettes et «avait toujours une chemise», se souvient Nathan, un ancien élève du Bois d’Aulne, à l’AFP. «En début d’année il s’est présenté. Il a dit qu’il était à Créteil [dans un autre collège] et qu’il est venu parce que sa femme s’est fait muter pour son travail», a ajouté Martial, 16 ans, à propos de son ancien professeur de 4ème. 

Un cours à l’origine du drame

Selon le témoignage d’un élève de l’enseignant, ce dernier était victime de menaces après un cours d’enseignement moral et civique qui s’est tenu le 5 octobre dernier, sur le thème «Liberté, Egalité, Fraternité». «Il avait demandé aux musulmans pratiquants et croyants de sortir de la classe s’ils le voulaient, car il allait montrer une photo [une caricature de Mahomet] qui allait fortement les choquer», explique le collégien interrogé par RTL. «Du coup, il y a 95% des musulmans qui sont sortis sauf une fille qui a refusé car elle se sentait discriminée». 

Toujours selon les dires du collégien, sa camarade de classe «est rentrée chez elle et en parlant à ses parents, ça a commencé à tourner sur les réseaux sociaux. Sa mère s’est énervée […] sur Twitter, son père pareil, il s’est énervé sur Twitter. Il a commencé à donner [le] prénom et [le] nom [du professeur]». Après la diffusion d’une vidéo, dans laquelle il qualifiait l’enseignant de «voyou» qui «ne doit plus rester dans l’Education nationale», le père de l’élève a porté plainte. Quelques jours plus tard, Samuel Paty a à son tour porté plainte pour diffamation.

«Et plus les jours avançaient, et plus il se faisait harceler par des élèves et en dehors du collège. Il avait beaucoup de menaces de mort. Beaucoup de gens disaient qu’ils allaient le tuer etc. Mais on se disait que ce n’était pas possible que cela puisse se passer», poursuit l’élève qui s’est confié à RTL. Depuis cette «histoire», le professeur d’histoire-géo «n’était pas dans son assiette», selon une autre élève interrogée par Paris Match. «J’entendais des élèves parler ‘ah il est raciste’», se souvient-elle. 

Un sujet au programme

Pourtant, selon les anciens élèves de Samuel Paty, ce «sujet sensible» était évoqué chaque année. «C’était toutes les années qu’il faisait cela. C’était au programme pour l’EMC, c’était pour parler de la liberté par rapport à l’attentat de Charlie Hebdo, il montrait ces images, les caricatures», a assuré Virginie, une ancienne élève, au micro de RTL. «L’an dernier, il nous a montré deux caricatures de Charlie. Il a demandé aux personnes qui le souhaitaient de sortir de la salle. Personne n’a rien dit. Il nous donnait le choix d’être Charlie ou de ne pas être Charlie», abonde Sandrine, au Figaro. 

Ses anciens élèves se souviennent d’un professeur «à fond dans son métier», qui «voulait vraiment nous apprendre des choses». Un père de famille assure de son côté que son fils, qui entamait sa deuxième année avec Samuel Paty, disait de son professeur qu’il «était super gentil». 

D’anciens camarades de classe et collègues de Samuel Paty lui ont également rendu hommage sur les réseaux sociaux. 

Retrouvez toute l’actualité sur l’attaque ICI 





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