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Procès Daval : l’aveu de Jonathann, sa personnalité et le récit du meurtre… ce qu’il faut retenir du 4e jour d’audience

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Chaque mot, chaque expression est scrutée avec la plus grande attention. Le procès de Jonathann Daval, jugé devant la cour d’assises de Haute-Saône, à Vesoul, pour le meurtre de son épouse Alexia, s’est poursuivi ce jeudi 19 novembre. L’homme de 36 ans encourt à la réclusion criminelle à perpétuité. Voici ce qu’il faut retenir de cette quatrième journée d’audience.

Jonathann Daval avoue

Il n’aura pas fallu attendre longtemps, avant que Jonathann Daval reconnaisse devant les assises avoir tué sa femme volontairement. «Je lui ai donné la mort», a-t-il affirmé, alors qu’il lui était demandé de raconter les faits.

«C’est donc la mort que vous vouliez ?», l’a questionné le président. «Ben oui», a répondu l’accusé. «Quand on étrangle quelqu’un comme ça, c’est pour donner la mort».

Un aveu qui aura sûrement pour conséquence d’empêcher ses avocats de plaider les violences volontaires ayant entrainé la mort, moins punies que le meurtre sur conjoint dont est accusé leur client, et qui fait encourir la perpétuité.

Le récit glaçant du meurtre

Si Jonathann Daval en est venu à avouer, c’est qu’il lui a été demandé de décrire ce qu’il s’est passé dans la soirée et la nuit du 27 au 28 octobre 2017. Alors que le couple se disputait une nouvelle fois, le facteur déclenchant a été une morsure de la part d’Alexia, a-t-il raconté. Un acte ayant fait exploser sa rage : «ça m’a mis hors de moi. (…) J’ai fait cocotte-minute, j’ai débordé».

Il a alors expliqué lui avoir cogné la tête deux fois contre le mur, avant de la frapper. C’est «la colère de toutes ces années qui est ressortie. (…) D’où l’étranglement pour qu’elle se taise», a-t-il décrit. «Les coups étaient rapides et c’est parti sur la strangulation, je l’ai saisie par le cou, j’ai serré, le temps, on l’a estimé à quatre minutes, mais moi je peux pas vous estimer le temps».

L’accusé a ensuite décrit avoir mis le corps de sa femme dans le coffre de la voiture, pour la conduire le lendemain dans le bois où il sera retrouvé le 30 octobre. «C’est comme trainer un sac à patates. (…) C’est dégueulasse». Il l’a ensuite recouvert d’un drap, «pour pas qu’elle ait froid», avant de tenter de l’embraser à l’aide d’un aérosol. «Je suis parti aussitôt que j’ai mis le feu», avant de se rendre à la gendarmerie déclarer sa disparition, a-t-il terminé.

Une «personnalité caméléon»

Plus tôt dans la journée, les experts s’étaient attachés à décrire la personnalité de Jonathann Daval. Un psychologue l’a qualifié de «personnalité caméléon», ayant «une mauvaise image de lui-même». Il «donne à paraitre ce qu’on veut qu’il soit», a-t-il continué.

Il a également expliqué que l’accusé avait été dans le déni : «pendant trois mois il s’est persuadé que ce n’était pas lui, (tant) il ne supporte pas que son image soit ternie». Décrit comme souffrant d’une «pathologie de personnalité», caractérisée par des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), il aurait accumulé sans cesse son agressivité, avant qu’un déclic, que l’on apprendra plus tard être cette fameuse morsure, fasse tout exploser.

Retrouvez toute l’actualité sur l’affaire Daval ICI





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