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Présidentielle : quel est l’intérêt pour les «petits» candidats ?


Le premier tour de l’élection présidentielle se déroulera dans moins de trois mois. D’ici-là, la grand-messe médiatique battra son plein et les têtes d’affiche mettront en branle la puissance de leurs partis pour s’imposer. Autour d’eux gravitent déjà d’autres candidats déclarés, à qui l’Elysée semble bien lointaine mais qui comptent exister dans cette campagne.

Ils sont bien souvent qualifiés de «petits» candidats, sans que la qualification se veuille méprisante. Un terme que certains acceptent, mais pas tous. «Il ne peut pas y avoir de petit candidat à la présidentielle», tonne ainsi Jean Lassalle, de Résistons, déjà candidat en 2017 (1,23% des voix). Surtout si l’étape critique des 500 parrainages est franchie. «A partir du moment où vous remplissez les règles, où vous réunissez autant de gens derrière vous, vous n’êtes pas petit».

Reste que pour certains, le couperet des signatures précipite la fin de la bataille (la date est fixée cette année au 4 mars). Il leur aura alors fallu se démarquer, pour diffuser leurs idées le plus largement possible. Car là est le principal objectif de ces candidats. «Je ne souhaite absolument pas devenir Président», conçoit ainsi Martin Rocca, de Constituante 2022. «Le but est de faire un coup médiatique, de jouer sur le fait que je suis le candidat le plus jeune (il a 21 ans, ndlr), pour imposer notre souhait de rénover la démocratie».

Porter ses idées soi-même, pour les imposer dans le débat

«Nous ne sommes pas là pour obtenir des mandats ou faire du carriérisme, mais pour faire avancer notre cause et l’inscrire comme un sujet majeur des cinq prochaines années», reprend Hélène Thouy, du Parti animaliste. Celle qui participe à sa première présidentielle affirme qu’il est impossible de faire l’impasse sur cette campagne, la plus importante du système politique français. Surtout si l’on veut que le futur vainqueur reprenne une ou plusieurs de ses mesures, lorsqu’il sera à l’Elysée.

Jacques Cheminade, de Solidarité et Progrès, qui fut candidat en 1995 (0,28% des voix), 2012 (0,25%) et 2017 (0,18%), parle lui de «l’influence des idées». «Même si mon nombre de voix est ridicule d’un point de vue statistique, mes idées ont fait leur chemin, notamment concernant le nucléaire», se réjouit-il. Bien plus que de l’emporter, le but est donc de porter soi-même les valeurs que l’on défend. «Dans notre combat, qui est jugé important pour 89% des Français, les autres candidats ne sont pas à la hauteur, ils n’ont pas pris en compte cet enjeu», reprend ainsi Hélène Thouy.

«Pour bousculer les pronostics, c’est quand même mal parti», reconnaît en souriant Jean Lassalle (il est crédité de 2% des intentions de vote dans les derniers sondages). «Mais si j’arrive à capter les Français pour planter 3 ou 4 idées nouvelles, c’est déjà gagné».

Pour atteindre plus facilement cette ambition, récolter les 500 parrainages semble cependant primordial. Le député des Pyrénnées-Atlantiques y est parvenu il y a cinq ans : «ce système, je le trouve excellent. Vous pouvez être un politicien chevronné ou un grand intellectuel, mais ne pas les avoir. Ça dit quand même une part de vérité». Une réflexion à laquelle abonde Jacques Cheminade, qui a lui toujours obtenu les signatures nécessaires. «Les maires me les ont données trois fois, c’est quand même le signe d’un intérêt pour mes idées. Ce sont des partis comme nous qui font évoluer les choses».

les médias, le nerf de la guerre

Chez chacun de ces candidats, qui luttent pour exister, une remarque revient sans cesse : la notoriété est le nerf de cette «guerre» pour l’Elysée. Avec, en point de crispation, la question de l’accès aux médias. «C’est un cercle vicieux, on ne voit que les mêmes candidats, donc les citoyens pensent qu’il n’y a qu’eux», décrit Hélène Thouy. «Nous avons fait une étude de notoriété, seuls 4% des Français savent qui je suis, que je représente le parti animaliste». Difficile, alors, d’espérer convaincre largement.

Tout l’enjeu d’une participation à la présidentielle est alors de capter les futurs électeurs, un à un, approuve Martin Rocca. «Si on a peu de moyens et qu’on ne passe pas dans les médias, c’est compliqué», résume Jacques Cheminade.

Postuler à l’élection présidentielle, qui monopolise des mois durant les projecteurs de la presse locale et nationale (lorsqu’aucun virus ne s’y invite) paraît ainsi être une bonne façon de combler ce déficit de notoriété. En espérant, pourquoi pas, faire fructifier ces efforts pour de prochaines échéances électorales, et quitter définitivement cette qualification de «petit» candidat.



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