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Près d’1,4 million de Français ont un problème avec les jeux d’argent

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Les Français jouent moins aux jeux d’argent et de hasard depuis cinq ans, mais leurs pratiques sont de plus en plus intensives et deviennent «préoccupantes», selon une étude publiée ce mardi.

Durant l’année écoulée, 47,2% des Français ont joué au moins une fois, contre 56,2% en 2014, selon Santé publique France, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et l’Observatoire des jeux (ODJ). En moyenne, ils ont consacré environ 10% de leur budget loisirs à ces jeux, une somme de 200 euros environ par an par habitant majeur. Soit une hausse de 12,5% sur cinq ans, pour une dépense nette (différence entre les mises et les gains) de 10,4 milliards d’euros.

La diminution du nombre de joueurs est liée à celle des habitués de la FDJ. En effet, 80 à 90% des joueurs le font exclusivement sur des jeux de loterie. Les paris sportifs sont eux le seul secteur qui n’a pas connu de baisse, avec une progression d’environ 60%, pour concerner désormais 11% des joueurs. Les mises sur internet ont même été multipliées par 4,6 en cinq ans.

38% du chiffre d’affaires par 6% de joueurs à problèmes

Le problème est que ces paris sportifs, particulièrement exposés médiatiquement, sont ceux représentant le risque le plus important : «un cinquième à un quart du jeu problématique peut leur être attribué», explique l’ODJ, alors qu’ils sont pratiqués par seulement un peu plus d’un dixième des joueurs.

Est considéré comme ayant une pratique problématique la personne «en difficulté mais qui n’a pas encore perdu le contrôle et celle excessive tombée dans l’addiction», indique l’ODJ. Ces deux catégories génèrent 38,3% du chiffre d’affaires du secteur, pour 6% des joueurs (soit tout de même 1.340.000 personnes). Fait inquiétant, le nombre de comportements «excessifs» a doublé en cinq ans, passant de 0,8% à 1,6% (soit 340.000 personnes).

Si le profil des joueurs représente plutôt des hommes de 25 à 54 ans, professionnellement actifs (profession intermédiaire), moins éduqués que les non-joueurs mais avec un niveau de revenu supérieur, celui des «excessifs» montre des personnes mois actives professionnellement et appartenant à des milieux socio-éducatifs plus modestes que les autres joueurs.

L’ODJ précise tout de même qu’«en terme de santé publique, on est très loin des autres addictions comme l’alcool ou le tabac, qui touchent beaucoup plus de personnes». L’augmentation du nombre de joueurs en difficulté et de leurs dépenses sont néanmoins «préoccupantes».

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