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Port du masque : quelles nouvelles règles en entreprise ?

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Une épidémie de coronavirus qui repart et des milliers d’organisations aux aguets. Alors qu’en France, un foyer épidémique sur cinq est une entreprise, le port du masque devrait devenir obligatoire sur le lieu de travail dans certaines situations, d’ici à la fin du mois d’août.

C’est en tout cas la proposition que le gouvernement, avec en première ligne la ministre du Travail, Elisabeth Borne, et le secrétaire d’Etat en charge des retraites et de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski, doit faire demain, mardi 18 août, aux partenaires sociaux.

En jeu : une adaptation, voire une refonte, du protocole sanitaire, ce document qui régit la vie des entreprises aux temps du coronavirus. Dans un entretien paru hier dans le Journal du Dimanche (JDD), Elisabeth Borne indique que, quelles qu’elles soient, les décisions seront prises «dans les jours qui viennent, pour que les nouvelles règles puissent s’appliquer d’ici à la fin août».

Le masque dans les salles de réunion et espaces de circulation

Avec plus de 3.300 nouveaux cas de Covid-19 confirmés en vingt-quatre heures (entre samedi et dimanche dernier) – soit une progression inédite depuis mai – et au moment où plus de 20 % des nouveaux foyers épidémiques ont été enregistrés dans les entreprises, le port du masque devrait devenir obligatoire «dans les salles de réunion où il n’y a pas d’aération naturelle» et «les espaces de circulation», a indiqué la ministre. 

Jusqu’à présent, le protocole sanitaire impose en effet le port du masque mais uniquement lorsqu’il y a «impossibilité de respect ou risque de rupture de la distanciation physique d’au moins 1 mètre». Avec des signaux épidémiques repassant dans le rouge, le gouvernement veut donc durcir cette règle.

Bureaux individuels Vs «Open Spaces»

Plus concrètement, une distinction est à faire suivant les différents types de bureaux. Les bureaux individuels ne seraient ainsi pas forcément concernés par le port du masque obligatoire. Dans ces espaces, «il n’est sans doute pas nécessaire», estime en effet Elisabeth Borne.

En revanche, la question va se poser pour les «open spaces». Au sujet de ces espaces de travail ouverts, largement répandus dans les entreprises, le ministère du Travail souhaite ainsi consulter le Haut conseil de santé publique, notamment sur l’efficacité des vitres de Plexiglas, déjà présentes dans certaines sociétés, pour protéger les salariés.

Par ailleurs, Elisabeth Borne ne voit «pas de raison pour remettre en cause la règle actuelle de distanciation» imposant un mètre carré par poste de travail.

La responsabilité des entreprises engagée

La ministre du Travail le reconnaît bien volontiers : «les indicateurs ne sont pas bons. Il faut en tirer les conséquences».

Dans ces conditions, Elisabeth Borne en appelle également à la responsabilité des entreprises. Les employeurs doivent, a-t-elle dit, se montrer «plus vigilants» quand «des travailleurs sont accueillis dans un hébergement collectif, comme c’est le cas pour les saisonniers», mais aussi «dans les milieux froids et humides».

Une référence claire aux abattoirs, qui partout dans le monde ont défrayé la chronique pour s’être révélés être des foyers épidémiques particulièrement virulents du coronavirus.

Le télétravail vivement recommandé

Quant au télétravail, il «reste recommandé» et «il faut le mettre en place chaque fois que c’est possible dans les zones de circulation active du virus», insiste encore Elisabeth Borne.

Enfin, la ministre du Travail admet que la crise économique provoquée par le coronavirus «se traduit par plus de plans sociaux», et recense au moins «275 plans de sauvegarde de l’emploi enclenchés depuis début mars».

Quelques minutes sans son masque puis un licenciement pour un cariste breton.

Dans ce contexte, le gouvernement veut donc à tout prix éviter un reconfinement généralisé qui serait catastrophique pour l’activité du pays. Alain Griset, ministre délégué aux PME, résumait lui-même la situation vendredi dernier sur CNews : «Quand il y a un risque en entreprise, il faut le regarder. Les guides de bonnes pratiques doivent peut-être évoluer. Mais il ne faut pas reconfiner, car cela a été une épreuve très difficile et se serait mettre le pays à genou».

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