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Porno : un site internet pour aider les parents à protéger leurs enfants


C’est une préoccupation qui traverse toutes les familles. Comment protéger au mieux ses enfants face aux contenus pornographiques ? Pour aider les parents perdus ou désemparés, le gouvernement va lancer, ce mardi 9 février, un site internet dédié.

Baptisé jeprotegemonenfant.gouv.fr, ce site sera dévoilé à l’occasion de la «Journée internationale pour un internet plus sûr» («Safer internet day»).

Pensé comme une boîte à outils, il s’adresse aux parents d’enfants âgés de 6 ans et plus «susceptibles d’être exposés à des contenus pornographiques volontairement ou involontairement», et leur propose notamment des «contenus d’éducation à la sexualité pour libérer la parole entre parents et enfants», ont expliqué les cabinets d’Adrien Taquet et Cédric O, secrétaires d’État respectivement chargés de l’Enfance et des Familles et du Numérique. 

Par ailleurs, les parents pourront y trouver des conseils techniques sur les applis de contrôle parental, ou encore des ressources pour aider à «déconstruire les clichés» véhiculés par les films X.

Une campagne de communication qui veut frapper fort

Pour faire connaître jeprotegemonenfant.gouv.fr, le lancement du site sera accompagné d’une campagne de communication sur les réseaux sociaux et sur certains sites web.

La campagne de communication déployée sur internet repose notamment sur un spot vidéo mettant en scène une petite fille qui demande à ses parents «comment on fait les bébés ?».

Au grand désarroi des parents, c’est son grand frère, âgé de 10 ou 11 ans, qui lui répond: «Bah c’est simple! La femme, elle est à quatre pattes. L’homme lui tire les cheveux, et elle crie très fort». Une communication-choc qui devrait marquer les esprits.

Selon un sondage de 2018, près d’un tiers des jeunes ont déjà vu du porno avant 12 ans, plus de 60 % avant 15 ans et 82 % avant 18 ans.

Une telle exposition précoce qui n’est pas sans conséquences : plus de la moitié des mineurs reconnaissent avoir été «choqués» la première fois qu’ils ont été confrontés à des contenus pornographiques.

Dans le même esprit, 44 % des adolescents ayant déjà eu des rapports sexuels déclarent avoir essayé de reproduire des pratiques vues dans des films X, et près d’un quart disent être complexés à cause du porno. Des représentations fausses et une estime de soi bouleversée.

Accompagner les parents et les déculpabiliser

Pour le secrétaire d’État Adrien Taquet, la plupart des parents n’ont «pas conscience» de l’ampleur du phénomène. «Ils ont besoin d’aide sur ces questions, car certains se sentent démunis» et il faut donc leur «proposer des solutions, mais sans les culpabiliser», a-t-il dit à l’Agence France-Presse (AFP).

La mise en place de cette plate-forme d’information est l’un des engagements pris dans le cadre d’un protocole adopté il y a un an par le gouvernement, le CSA, les principaux acteurs des télécoms et de l’internet, ainsi que des associations de protection de l’enfance.

Ces dernières estiment toutefois que c’est surtout aux acteurs de l’industrie du X de faire en sorte que leurs contenus restent inaccessibles aux mineurs.

Officiellement, ceux qui ne le font pas sont passibles de poursuites pénales, et une récente loi a doté le CSA du pouvoir d’intervenir en la matière.

Mais cela reste encore sans grand effet : pour accéder aux contenus des principales plates-formes, il suffit d’un clic pour certifier être majeur, un dispositif insuffisant aux yeux de la loi.

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