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Placés en quarantaine à Paris, 6 étudiants réunionnais «livrés à eux-mêmes» accueillis par la mairie


Six étudiants réunionnais se sont retrouvés «livrés à eux-mêmes» ce mercredi 16 juin, sans solution d’hébergement et obligés de respecter une quarantaine de 7 jours à leur arrivée à Paris, avant d’être autorisés à passer leur examen. Ils ont finalement été recueillis par la municipalité parisienne.

Si chaque année, le problème est le même lorsque les étudiants en classes préparatoires des DOM-TOM sont obligés de venir jusqu’à Paris, à leurs frais, pour passer les oraux en vue d’intégrer les grandes écoles supérieures, cette année – marquée par le Covid – complique davantage leur démarche.

C’est ce qu’il s’est passé pour six étudiants réunionnais, qui auraient seulement dû passer deux jours à Paris, mais qui sont aujourd’hui contraints, à cause des mesures sanitaires en vigueur, d’y rester pas loin de 10 jours, dont 7 à l’isolement. Contacté par leurs professeurs, l’adjoint à la mairie de Paris chargé du logement Ian Brossat a donc décidé de les aider.

«Rien n’était prévu pour assurer leur hébergement. C’était la débrouille», explique Ian Brossat, pour qui «c’est déjà une injustice très lourde de devoir venir à Paris pour un oral [quand on vient de La Réunion]» mais encore plus lorsqu’il s’agit «de trouver un hébergement pour 9 nuits». «Ce n’est pas tout à fait le même prix», remarque-t-il.

Les 6 étudiants hébergés dans le 5e

C’est la raison pour laquelle l’adjoint a décidé de contacter le bailleur social Hénéo, dépendant de la RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris) et spécialisé dans le logement étudiant et logement en foyer, afin de trouver une solution. Une requête à laquelle Hénéo a répondu favorablement, en proposant des chambres contre une modeste participation aux six étudiants, hébergés dès cette nuit dans une résidence du 5e arrondissement de Paris.

Tout est bien qui finit bien, mais l’adjoint parisien déplore le manque d’anticipation de l’Etat. «C’est incroyable que l’Etat n’ait rien organisé pour eux. Si la Ville n’avait pas agi, ils auraient été seuls avec leur problème», témoigne Ian Brossat, qui déplore la «rupture d’égalité terrible pour ces étudiants […] qui paient leurs billets et qui doivent en plus se payer une chambre d’hôtel».

«Covid ou pas, il va bien falloir trouver un système qui permette à ces étudiants d’avoir la même chance que les autres», soumet Ian Brossat. Une situation que Karine Lebon, députée de la deuxième circonscription de La Réunion, avait déjà dénoncé le 2 juin dernier.

«J’ai interpellé le ministère de l’Education sur la situation des candidats au CAPES, originaires de La Réunion, contraints de passer des épreuves orales dans l’Hexagone en pleine crise sanitaire», et ce, «sans qu’aucune mesure particulière n’ait été envisagée pour qu’ils terminer leurs concours dans de bonnes conditions».





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