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Photos de Jennifer Lawrence nue : «Bigard Magazine» condamné à verser 20 000 euros à la star


Le magazine consacré à l’humoriste Jean-Marie Bigard, « Bigard Magazine », a été condamné à verser 20 000 euros à Jennifer Lawrence pour avoir publié cet été cinq clichés de l’actrice américaine nue, qui lui avaient été volées dans son téléphone en 2014.

Le tribunal judiciaire de Nanterre a condamné jeudi Medialyd, la société qui a édité « Bigard Magazine », à verser ces dommages et intérêts à l’actrice. La justice a motivé sa décision par le « préjudice moral subi [par l’actrice] à la suite de l’atteinte portée à sa vie privée et au droit dont elle dispose sur son image ». Le diffuseur risquait jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende. Le « seul élément de minoration du préjudice tient à la modeste diffusion du magazine », a estimé le juge : seuls 2 561 personnes auraient déboursé les 4,90 euros pour s’offrir le magazine. 

Pour cette décision, le tribunal s’est appuyé sur «la nature particulièrement intrusive des atteintes ». Ce hors-série, dont le comique avait fait la promotion à sa sortie, inclut une section intitulée «Les coups de coeur de Jean-Marie Bigard», constitués, selon l’ordonnance, « exclusivement de photographies de femmes nues », parmi lesquelles « cinq photographies représentant Jennifer Lawrence nue ou dénudée ».

Des clichés très intimes

Ces photos avaient été volées dans le cloud de l’actrice oscarisée en 2014, lors d’un piratage massif de photos intimes de quelque 200 célébrités. Un hacker du nom d’Edward Majerczyk était parvenu à s’introduire dans le téléphone et l’ordinateur portable de l’actrice et nombreuses autres stars comme Rihanna, Kristen Dunst ou encore Kim Kardashian. Il avait ensuite fait fuiter les photos volées sur Internet avant d’être condamné en 2016 à 18 mois de prison.

L’actrice de 31 ans, connue pour ses rôles dans la saga « Hunger Games », avait dénoncé un « crime sexuel » et estimé que « chaque personne qui regarderait ces photos devrait être envahie par la honte ». «Juste parce que je suis une actrice, cela ne veut pas dire que j’ai demandé à subir ça, avait confié l’actrice à Vanity Fair. C’est mon corps, et [publier ou non ces photos] ce devrait être mon choix. Le fait que ça ne le soit pas est absolument dégueulasse.»

La publication des photos dans « Bigard Magazine » est « de nature à réactiver le dommage de Mme Lawrence », a estimé le tribunal. L’avocat de Jennifer Lawrence avait été très clair. Quiconque les diffuserait s’attirerait des foudres pénales immédiates.

Pour sa défense, la société Medialyd a expliqué ignorer que les photos avaient été volées, un argument rejeté par le tribunal compte tenu de « la large médiatisation de cette affaire ».

Contacté par l’AFP, David Hardit, le producteur de Jean-Marie Bigard, a indiqué que ce dernier n’avait « rien validé ». « Jean-Marie Bigard a découvert les photos comme tout le monde en ouvrant le journal. Il n’était pas au courant que les photos allaient être publiées », a-t-il déclaré.



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