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Philharmonie de Paris : comment voir le premier concert public avec Klaus Mäkelä, nouveau directeur musical de 24 ans ?


C’est le concert des premières à la Philharmonie de Paris. Alors que l’institution avait dû, comme toutes les autres, fermer ses portes au public pendant le confinement, elle propose aux mélomanes, avant la reprise officielle en septembre, de découvrir ce jeudi 9 juillet le nouveau visage qui sera à la tête de l’Orchestre de Paris, pour une soirée festive et publique consacrée à Ravel et Beethoven.

Pour aborder ce «monde d’après» qui enfin se dessine, et sans attendre la rentrée de septembre, qui s’annonce surchargée en événements, la Philharmonie de Paris a eu la bonne idée d’organiser ce jeudi 9 juillet un petit concert (par la durée, 1 heure) en public, qui permettra de découvrir baguette en main le nouveau conseiller musical, et futur directeur musical (en septembre 2022) de l’Orchestre de Paris, le Finlandais Klaus Mäkelä. Agé de 24 ans, le très jeune chef d’orchestre, officiant actuellement à la tête du Philharmonique d’Oslo, remplacera ainsi pour cinq ans le Britannique Daniel Harding, parti en 2019 et devenu entre temps… copilote chez Air France.

Klaus Mäkelä déjà chef de l’Orchestre de Paris l’an passé

Issu d’une famille de musiciens, lui-même violoncelliste, il a été formé à la direction d’orchestre à la prestigieuse Académie Sibelius d’Helsinki, devenue une véritable pouponnière de jeunes chefs qui désormais font leurs armes dans de nombreuses formations de renom à travers le monde.

Et le concert de ce jeudi 9 juillet devrait lui permettre de retrouver les mêmes sensations que l’an passé, lorsqu’il avait pour la première fois officié comme chef de l’Orchestre de Paris, rattaché à la Philharmonie de Paris : «Ma première expérience avec les merveilleux musiciens de l’Orchestre de Paris, en juin 2019, a été à la fois intense et enrichissante. Le sentiment de confiance et de connexion immédiate que j’ai éprouvé m’a poussé à accepter sans hésiter l’invitation à devenir le prochain directeur musical de l’Orchestre et je me réjouis de revenir à Paris, dès juillet, pour notre prochain concert commun», expliquait-il ainsi.

Un concert en public pour «célébrer la danse»

Pour cette première prestation avec sa nouvelle casquette, Klaus Mäkelä aura la chance d’entendre jeudi 9 juillet de vrais applaudissmeents dans son dos. Si la jauge sera fortement réduite, pour respecter la distanciation sociale encore en vigueur, et que la salle affiche déjà complet, il est toujours possible pour les assidus de tenter leur chance, entre place libérées à la dernière minute et désistements non prévus.

Et pour ceux qui n’auraient pu se rendre sur place pour goûter aux joies d’une émotion partagée dans la grande salle Pierre-Boulez, la Philharmonie a eu la bonne idée d’en faire un enregistrement, qui sera visible, dès 20h30, dans son intégralité en direct ICI.

Au programme, deux œuvres grand public, joyeuses, enlevées, emplies d’allégresse, et à la rythmique entraînante. «Le Tombeau de Couperin» du Français Maurice Ravel tout d’abord, joué pour la première fois en 1919, et dédié à ses amis morts pendant la Première Guerre mondiale.

Hommage au style français baroque du XVIIIe siècle (ou la rythmique et la danse étaient mis en avant), il est malgré sa dédicace un concentré de légereté et de clarté, comme le serait la bande-son d’un voyage merveilleux. Célébrant un style ancien, sa fraîcheur est pourtant d’une modernité intemporelle. Nul doute que la jeunesse du chef finlandais devrait y faire merveille. 

Beethoven pour reprendre vie

Vient ensuite la sublime Symphonie n°7 (1812) de Beethoven, que ce dernier considérait lui-même comme l’une de ses meilleures œuvres. Connue dans le monde entier pour son célèbre 2e mouvement, elle est à bien des égards aussi monumentale que la 9e, et capable de faire passer l’auditoire des larmes à la joie en quelques mesures.

Concentré de tout l’art expressif de Beethoven, cette 7e symphonie sera en prime l’occasion de célébrer – enfin! – comme il se doit les 250 ans de la naissance d’un des plus grands génies de l’histoire de la musique. De quoi justifier le lyrisme affiché par la Philharmonie pour la présentation du concert : «la Septième est une exaltante démonstration d’énergie dionysiaque, une bacchanale débridée et bouillonnante portée par l’allégresse de cette musique qui submerge tout», est-il ainsi écrit sur son site web. 

Concert public de reprise par l’Orchestre de Paris, direction Klaus Mäkelä, œuvres de Ravel et Beethoven, jeudi 9 juillet, Philharmonie de Paris (Paris 19e).

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