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Pédophilie : Joël Le Scouarnec de retour au tribunal ce lundi


Interrompu le 16 mars dernier pour cause d’épidémie de coronavirus, au deuxième jour seulement d’une audience à huis clos, le procès de l’ex-chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec, doit reprendre, ce lundi 30 novembre à Saintes, devant la cour d’assises de la Charente-Maritime. L’homme de 70 ans doit y être jugé pour «viols et agressions sexuelles» sur quatre fillettes, après sa mise en examen, en octobre dernier, pour des faits semblables sur 312 victimes supposées.

Chirurgien discret et apprécié à la scène, dangereux prédateur et pédophile assumé en coulisses, Joël Le Scouarnec est donc de retour à la barre ce lundi pour répondre des viols et agressions sexuelles commis entre 1989 et 1999 à Loches (Indre-et-Loire) sur deux nièces, aujourd’hui trentenaires, des agressions sexuelles sur une patiente de l’hôpital communal âgée de 4 ans en 1993 et des faits de viol et exhibition sexuelle sur sa petite voisine de 6 ans, à Jonzac (Charente-Maritime).

C’est cette dernière, avec ses mots d’enfant, qui avait dénoncé, en avril 2017, Joël Le Scouarnec, mettant au jour l’incroyable et effroyable itinéraire de ce médecin respecté, père de trois fils, et qui pendant plus de trente ans aurait abusé de centaines de victimes, sans quasiment jamais être inquiété.

Une affaire hors normes

Car au fil de ces dernières semaines, «l’affaire Le Scouarnec» n’a en effet fait que prendre une épouvantable ampleur, après que les enquêteurs ont mis la main sur des tableaux et notes détaillés du chirurgien, permettant de recenser au moins 312 victimes supposées, pour des faits de «viols et agressions sexuelles» commis entre 1986 et 2004. Pour ces faits, dont 265 concernent des mineurs de moins de 15 ans, Joël Le Scouarnec a été mis en examen le 15 octobre dernier.

Des chiffres vertigineux pour tout autant de vies vraisemblablement volées avec une question qui revient aujourd’hui comme un boomerang : «Comment Le Scouarnec a-t-il pu, pendant trente ans, passer au travers des mailles du filet ?», s’interroge Francesca Satta, l’avocate de la petite voisine du pédophile de Jonzac, qui a depuis repris vingt autres dossiers.

Certes ce procès ne concerne pas le deuxième volet de l’affaire et les investigations se poursuivent dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en octobre, mais du côté des parties civiles, tous espèrent des aveux pour que les victimes se reconstruisent, et, peut-être, préfigurer de la suite des événements.

L’avocat de Joël Le Scouarnec, maître Thibaut Kurzawa, a quoi qu’il en soit assuré en mars que son client «n’est pas dans une logique de déni (…) [et] sait que, depuis des années, il a eu un comportement qui a fait du mal». Reste que si le chirurgien reconnaît des attouchements, il conteste toute pénétration digitale. Alors qu’il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle, l’autre enjeu va donc consister à savoir s’il conserve, ou non, cette ligne de défense.

Une omerta généralisée

Par ailleurs, ce qui pourrait être le premier procès de Joël Le Scouarnec, pour possiblement – et de loin – l’affaire pédo-criminelle la plus importante pour un seul homme découverte à ce jour, va enfin résonner avec une autre procédure, toujours ouverte à Lorient, dont l’objet est cette fois de déterminer qui, concrètement, savait quoi, en ayant commencé à disséquer ce qui se présente comme une terrible omerta familiale et sociale.

D’après l’enquête, les penchants du médecin décrit par des experts comme un «manipulateur fasciné par la pédophilie» étaient en effet connus dès les années 1990 de sa famille, et dans le milieu hospitalier, qui avait appris en 2006 sa condamnation un an auparavant pour consultation d’images pédophiles.

En 2004, Joël Le Scouarnec ne semble pourtant pas le moins du monde inquiet à en croire son journal intime : « Le 10 avril, 8 h 15, dans les toilettes, à l’hôpital de Lorient. Tout en fumant ma cigarette du matin, j’ai réfléchi au fait que je suis un grand pervers […] et j’en suis très heureux», écrivait-il notamment.

Des «carnets noirs» rédigés de 1989 à 2017, dans lequel le chirurgien détaille, jour après jour, ses fantasmes et surtout des abus sur plus de 300 jeunes garçons et filles. Sur la base de ces journaux intimes, les enquêteurs ont évalué à trente le nombre de ses victimes supposées pour chaque année – au sens pénal du terme – entre 1990 et 2005, soit une tous les douze jours en moyenne. 

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