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Patrick Ollier réélu président du Grand Paris après un vote digne de «Baron noir»

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Après un incroyable rebondissement politique, Patrick Ollier (LR) a été désigné ce jeudi 9 juillet pour un deuxième mandat de président de la métropole du Grand Paris, alors qu’il n’était même pas candidat à sa réélection le matin même.

La veille, celui qui est aussi maire de Rueil-Malmaison avait en effet été écarté par un vote de sa famille politique. A la place, le candidat officiel présenté par la droite était Vincent Jeanbrun, jeune (36 ans) maire de l’Haÿ-les-Roses et proche de Valérie Pécresse, la présidente (Libres !, ex-LR) de la région Ile-de-France.

Et ce jeudi au Palais de Congrès, où se réunissaient les 208 conseillers métropolitains pour voter, c’est bien Vincent Jeanbrun qui est d’abord arrivé en tête à l’issue du premier tour. Mais avec ses 79 voix, il était talonné de près par le centriste Philippe Laurent (maire UDI de Sceaux) crédité de 76 bulletins. Les candidats de gauche étant relégués loin de derrière.

Un revenant pour le «rassemblement»

Dans la foulée, les tractations n’ont pas permis à Vincent Jeanbrun de se mettre en position d’obtenir la majorité absolue au second tour. Et en lien avec l’entourage d’Anne Hidalgo, le revenant Patrick Ollier à alors proposé sa candidature «de rassemblement». Le sortant a ainsi été réélu avec 133 voix sur 137 exprimées, alors que de nombreux élus de droite, furieux, n’ont pas pris part au vote. «Je suis républicain, je sais travailler avec les groupes socialistes, écologistes, communistes et avec mes amis de l’UDI», a souligné Patrick Ollier.

Ce vote surprenant a mis en lumière la rivalité politique qui traverse la région parisienne. «Depuis des années, Valérie Pécresse essaye de dynamiter de l’intérieur comme de l’extérieur cette métropole», a asséné Anne Hidalgo après l’élection. Et la socialiste d’enfoncer le clou : «La métropole du Grand Paris ne peut pas être l’otage du démarrage d’une campagne régionale», en référence à l’élections prévue en mars 2021, à laquelle Valérie Pécresse devrait se représenter.

A droite, ce renversement après des manœuvres politiques ne passe pas. «Ce n’est pas la démocratie mais le népotisme», a critiqué Vincent Jeanbrun, le candidat malheureux. «On a la grande duchesse de la métropole, qui s’appelle Madame Hidalgo, et qui a donné, comme à la noblesse de la grande époque, les postes, les fauteuils et les délégations.»

Outre Valérie Pécresse, Vincent Jeanbrun comptait également sur le soutien de Rachida Dati, la candidate LR aux municipales et nouvelle présidente du groupe de droite au Conseil de Paris. Il lui avait d’ailleurs promis le poste de première vice-présidente de la métropole, occupé jusqu’à présent par… Anne Hidalgo.

Sur le fond, l’avenir de la métropole était en balance avec cette élection. Patrick Ollier souhaite en effet un Grand Paris plus puissant – donc au détriment des autres échelons administratifs –, alors que Vincent Jeanbrun entendait au contraire réduire son champ de compétences. A moins qu’Emmanuel Macron ne se décide enfin à lancer la réforme évoquée depuis 2017 pour «simplifier drastiquement» le mille-feuille administratif francilien.

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