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Passage à 30 km/h en ville : quelles sont les raisons avancées ?


Alors qu’il examine ce lundi plusieurs propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat, le gouvernement pourrait donner ses faveurs à une mesure forte : la limitation de la vitesse à 30 km/h en ville. Quel est l’intérêt avancé d’un tel changement ?

Si l’exécutif ne se prononcera pas immédiatement sur la question, préférant d’abord entamer des concertations avec les élus dès mercredi pour éviter de futures tensions sur ce sujet sensible, la facilité avec laquelle cette mesure pourrait être appliquée le séduit, selon le JDD. En effet, un simple décret suffirait à sa mise en application. Des villes comme Lille, Nantes ou Grenoble, en attendant peut-être Paris, l’ont même déjà adoptée sur une large partie de leurs voies de circulation.

baisse de la pollution

Le principal argument pour l’abaissement de la vitesse maximale autorisée (VMA) en ville est évidemment celui d’une diminution de la pollution : en roulant moins vite, les véhicules consomment moins d’essence et relâchent moins de CO2 dans l’atmosphère. Une conséquence validée par un rapport du Commissariat général au développement durable, datant de 2018.

réduction de l’accidentalité

Pour autant, ce rapport avance de son côté que le principal bénéfice de la mesure n’était pas sur le plan environnemental, mais lié à la réduction de l’accidentalité. En roulant à 30 km/h au lieu de 50 km/h, la distance d’arrêt (réaction + freinage) se trouve considérablement raccourcie (13,5 mètres contre 27,5 mètres). Une chose positive si l’on considère qu’en ville, un automobiliste a plus de risque d’être surpris et de devoir s’arrêter en urgence (un piéton qui traverse, un véhicule qui surgit…).

Si cet argument n’est pas brandi par la Convention citoyenne sur le climat (dont ce n’était pas le but), il trouve logiquement écho auprès de certaines associations et de la sécurité routière.

délaissement de la voiture pour les transports en commun

Le rapport abonde de nouveau dans le sens de la Convention lorsque celle-ci annonce vouloir «modifier l’utilisation de la voiture individuelle», pour s’en détacher le plus possible. Selon le document, «en cas de baisse de la VMA, autour de 20% du trafic sera reportée automatiquement vers d’autres moyens de transport».

Le vélo, le bus et le métro seraient alors utilisés par ces anciens automobilistes. Une conséquence qui répondrait donc aux objectifs, mais qui poserait par ricochet la question de la capacité d’absorption des infrastructures de transport en commun, dans des grandes agglomérations où ils sont parfois déjà saturés et dans des villes moins grandes où leur développement sera coûteux.

Enfin, si certains évoquent également une amélioration de la pollution sonore avec la baisse de la VMA en ville, le rapport du Commissariat général au développement durable explique que l’impact est «négligeable». Beaucoup d’autres facteurs entrent en effet en jeu dans le bruit (klaxons, qualité du revêtement, caractéristiques du véhicule…).



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