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Paris travaille sur son nouveau modèle de sanisette

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C’est un sujet symbolique dans la ville qui a installé les premières sanisettes au monde, en 1981. Alors que Paris va changer ses toilettes publiques, les industriels peuvent déposer leurs propositions jusqu’à ce mardi 29 septembre, date limite de l’appel d’offres.

D’après le document publié sur Internet, il s’agira pour le futur prestataire d’assurer la «conception, la fabrication, la pose, l’entretien et la maintenance de sanitaires autonettoyants sur l’espace public parisien». De quoi anticiper le remplacement des modèles actuels d’ici à l’expiration du contrat en cours, en décembre 2024.

Aujourd’hui, la ville compte 435 de ces cabines gratuites (depuis 2006) et accessibles aux personnes à mobilité réduite. Elles sont l’oeuvre de JC Decaux, comme les premiers modèles installés il y a quarante ans.

Des modèles plus petits et dotés d’urinoirs

Mais la municipalité entend profiter de ce renouvellement pour demander des nouveautés. D’une part, une centaine de sanisettes supplémentaires devraient être déployées. D’autre part, un modèle plus «compact» est espéré pour l’installer dans certains endroits jusqu’alors inaccessibles. Enfin, des urinoirs doivent pouvoir y être adossés, en particulier dans les zones très fréquentées ou festives.

En outre, Anne Hidalgo et son équipe comptent ne plus être locataire mais propriétaire de ces structures. Une volonté de «remunicipalisation» déjà appliquée par exemple à Eau de Paris en 2009. Cette démarche permettrait de «maîtriser complètement ce mobilier urbain implanté dans toute la ville, qui est aussi un service public pour les Parisiens», explique à CNews Colombe Brossel, adjointe à la mairie chargée de la propreté de l’espace public.

Le modèle installé à Paris a été développé par une entreprise néerlandaise.

Concernant l’aspect financier, le futur contrat devrait rester «dans la même fourchette» que l’actuel, aux alentours de 20 millions d’euros par an. L’achat des toilettes par la mairie se substituera en effet à l’amortissement versé actuellement pour l’utilisation des machines. En revanche, il ne serait pas question de leur faire arborer de la publicité.

Et pour éviter que le service ne déraille au changement d’opérateur, comme cela a été le cas pour Vélib’ en 2018, la mairie de Paris «portera une attention toute particulière aux critères de qualité du produit, d’entretien et de réactivité», martèle Colombe Brossel. Car, d’après les clauses du marché, ce sera le prestataire qui devra intervenir en cas de problème. Un détail ô combien crucial dans un contexte de critiques régulières sur la saleté de la capitale.

Vers une amende à 300 euros ?

Une fois les propositions reçues, les discussions entre les industriels et la mairie de Paris devraient s’ouvrir en «début d’année prochaine». Une fois le prestataire retenu, il faudra alors passer à une longue phase de retrait des anciennes sanisettes et d’installation des nouvelles.

En attendant, la capitale continue à subir les désagrément des nombreux «pipis sauvages». «Nous allons continuer à verbaliser, et surtout à demander à l’Etat que les amendes soient augmentées, ou mieux, que leur montant soit fixé par les collectivités. Pendant les municipales, nous proposions de porter l’amende à 300 euros. Ce serait vraiment dissuasif», plaide l’adjointe à la propreté de l’espace public.

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