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Paris : pourquoi la pollution de l’air coûte-t-elle 1.600 euros par an et par habitant ?

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Chaque année, la pollution de l’air coûterait 1.600 euros par habitant à Paris, selon une étude réalisée par Cleanair4health et dévoilée par l’association Respire ce mercredi 21 octobre. Un montant particulièrement élevé, relatif aux coûts socio-économiques liés à l’exposition aux particules fines et au dioxyde d’azote.

En plus d’être à l’origine des «près de 50.000 décès par an» en France – comme le rappelle Olivier Blond, le directeur de l’association Respire – la pollution de l’air a un véritable coût économique pour la société, comme le soulève cette étude inédite. Portant sur 64 villes françaises et 432 villes européennes, celle-ci a pris le parti d’évaluer, non pas le coût des politiques publiques mises en place pour lutter contre la pollution de l’air, mais bien les coûts socio-économiques engendrés par celle-ci.

Les résultats sont accablants : au total, la pollution de l’air coûterait jusqu’à 166 milliards d’euros par an en Europe. Rien qu’à Paris, ce montant dépasserait largement les 3,5 milliards d’euros par an, loin devant Marseille et ses 774 millions d’euros de pertes, mais derrière la capitale anglaise, Londres, ou encore la capitale de l’Allemagne, Berlin, dont le coût de cette pollution est respectivement estimé plus de 11 et 5 milliards d’euros par an.

La société privée de ressources

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces montants ne correspondent pas, selon Olivier Blond, «à ce que les gens paient, mais à ce que cela coûte à la société». C’est-à-dire à tous les coûts relatifs aux soins ou encore aux journées de travail perdues. En somme, à tout l’argent qui n’a pas été produit par les personnes décédées prématurément à cause de la pollution. «Par exemple, si quelqu’un tombe malade à cause de la pollution, l’étude prend en compte ses coûts médicaux mais aussi ses indemnités et à sa mort, tout ce qu’il ne va pas produire», ajoute le directeur de l’association Respire.

Pour estimer le coût de la pollution dans chaque ville, l’étude a associé chaque polluant à son coût socio-économique. De fait, celle-ci prend en compte «les frais médicaux pour traiter des asthmes ou des bronchites chez les enfants», «les hospitalisations pour des pathologies respiratoires ou cardiaques» ou encore «la baisse de l’espérance de vie»… Ces impacts sanitaires ont ensuite été “monétisés” à partir d’une grille d’évaluation développée par les services de Bruxelles, qui prend également en considération la création de richesse pour chaque ville.

Et pour Olivier Blond, «les coûts médicaux ne sont qu’une toute petite partie du calcul», car «c’est finalement toutes les années de travail et les richesses que [cette personne décédée trop tôt] aurait pu produire». Finalement, personne ne paie en particulier cette pollution, surtout si l’on prend en compte que les soins sont, par exemple en France, remboursés par la Sécurité sociale etc…, mais c’est la société dans son ensemble qui se prive d’importantes ressources.

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