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Paris : les squatteurs du Petit Cambodge bientôt délogés ?


Squattée par des militants écologistes depuis mi-novembre, ce qui devait être la nouvelle annexe du restaurant Le Petit Cambodge – située rue Sainte-Marthe (10e) –pourrait bien être rendue à ses locataires, selon la décision de justice qui sera prise ce lundi 4 janvier.

Vers un possible dénouement pour les gérants du restaurant Le Petit Cambodge, après plus d’un mois et demi d’attente ? L’affaire a en effet été mise en délibéré à la date du 4 janvier, alors qu’une demande de renvoi avait été déposée lors de l’audience en référé qui s’est tenue le 29 décembre dernier au Tribunal judiciaire de Paris.

«Les squatteurs de notre restaurant ont de nouveau cherché à gagner du temps au préjudice de notre entreprise et de ses équipes», avait alors fait savoir l’équipe du Petit Cambodge, qui espérait qu’il n’y ait pas, en attendant le verdict du 4 janvier, «de dommages ou de dégradations supplémentaires».

Pour rappel, depuis le 14 novembre dernier, plusieurs membres du collectif d’associations L’Arche – aussi appelé les «Révoltés de la place Sainte-Marthe» – ont investi les locaux en travaux de la nouvelle annexe du Petit Cambodge. Depuis, le collectif a changé les serrures, repeint les murs et y héberge désormais des sans-abri et des personnes isolées.

Une affaire particulièrement médiatisée

Particulièrement médiatisée depuis quelques jours, notamment depuis que de nombreux élus parisiens se sont émus de la situation du restaurant sur les réseaux sociaux, l’affaire a pris une tournure politique indéniable. A tel point que la droite parisienne reproche désormais à la maire de Paris, Anne Hidalgo, de ne pas avoir pris position sur la question.

Pourtant, force est de constater que la très grande majorité des élus qui se sont emparés de l’affaire sont assez unanimes sur le sujet. Tous pensent en effet que si les intentions des militants écologistes de lutter contre la gentrification du quartier est louable, la méthode de s’accaparer le bien d’autrui – notamment celui d’un restaurant déjà éprouvé par les attentants du 13 novembre et désormais touché par la crise économique – est quant à elle plutôt contestable.

L’indignation de la classe politique

Dans les rangs d’Anne Hidalgo, beaucoup de ses adjoints ont également fait part de leur indignation. Alexandra Cordebard, la maire socialiste du 10e arrondissement, avait déjà vivement réagi le 28 décembre dernier, condamnant «fermement l’occupation illégale du local loué par le Petit Cambodge». «Je demande instamment aux squatteurs de ne pas dégrader les lieux et de restituer le local au plus vite à son locataire», avait-elle alors communiqué.

Ian Brossat, l’adjoint à la mairie de Paris chargé du logement, s’est quant à lui montré plus mesuré. Mais s’il estime que les occupations de bâtiments vides ont souvent «joué un rôle incontestablement utile», conduisant «à la transformation de ces bâtiments en logements sociaux», l’élu estime la cible de ce squat «mal choisie». «La cible est triplement mal choisie», a-t-il ainsi fait savoir, alors que Le Petit Cambodge a déjà «été la cible des attentats de 2015». De plus, «appartient à un bailleur social» et non «pas à une compagnie d’assurance ou à une banque». Enfin, l’élu estime que s’attaquer à un restaurateur en cette période apparaît «complètement inaproprié».

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