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Paris : des pigeons à l’agonie coincés sous le métro aérien ont été libérés


C’est devenu le cheval de bataille de l’association Paris Animaux Zoopolis (PAZ) : mettre fin à l’utilisation des filets anti-pigeons sous le métro aérien. A sa demande, une opération a été menée ce mardi 5 janvier, au niveau de la station Jaurès, pour libérer les pigeons coincés.

Installés sous le métro aérien, notamment sous la ligne 2, entre les stations Barbès et Jaurès ou encore sous les lignes 5 et 6, ces filets ont été disposés pour empêcher la nidification des pigeons, et plus généralement, pour éviter qu’ils ne salissent l’espace public de leurs excréments.

Sauf que dans les faits, les pigeons finissent toujours par s’y faufiler et s’y retrouvent littéralement coincés. Impossible alors pour eux de s’extraire de ces filets, où ils restent parfois attachés par une patte ou une aile, incapables de bouger.

Une situation que dénonce l’association PAZ «depuis cet été» mais «qui existe depuis des années» selon Amandine Sanvisens, co-fondatrice de l’association, qui regrette que la RATP n’accepte pas de les retirer complètement. Pour elle, il s’agit néanmois d’une petite victoire, car la RATP refusait jusqu’à présent d’ouvrir les filets, mais qui ne règle en rien «le problème de fond» selon la militante.

Des filets installés dans tout Paris

«Le problème, c’est qu’il y a des filets sur toutes les stations de métro aérien […] non pas installés pour tuer les oiseaux, mais dans les faits, ils y meurent quand même d’épuisement et de faim», témoigne Amandine Sanvisens. «Aujourd’hui, ils ont juste fait un trou pour essayer que les oiseaux se libérent seuls», explique-t-elle, mais «nous continuons à demander le retrait total de tous les filets, à Barbès, Balard, Bercy, Cambronne, Jaurès…».

Contactée, la RATP – qui avait elle-même annoncé l’opération de ce jour sur les réseaux sociaux – a confirmé que les oiseaux coincés avaient bien été libérés ce mardi. Une partie des pigeons avait déjà été libérée dès lundi après-midi et une autre sauvée – dont des petits oisillons – ce mardi.

Pour autant, pas question de retirer ces filets de sécurité selon la régie des transports parisiens, qui souligne «être sensible à la cause animale» mais qui assure qu’il s’agit d’«un système qui a fait ses preuves», «installé pour des raisons de sécurité» et «pour des raisons de protection patrimoniale». Ces filets sont en effet présents «un peu partout sous les ouvrages d’art de la RATP».

Néanmoins, le groupe promet que des vérifications seront «rapidement» menées à Jaurès notamment, afin de «vérifier qu’il n’y a plus de points de passage pour les oiseaux» et que les «filets soient parfaitement étanches».  

Vers la création de pigeonniers adaptés ?

Pour Amandine Sanvisens, le vrai problème est ailleurs : «c’est surtout qu’il n’existe pas, aujourd’hui à Paris, d’habitats naturels pour les pigeons». S’il existe bien des pigeonniers dans la capitale, ils sont très peu nombreux et en très mauvais état selon elle.

Pour y remédier, la municipalité parisienne serait en train de réfléchir à la réfection des pigeonniers déjà existants, et au déploiement de nouveaux.

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