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PACA : le désarroi des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat


En première ligne depuis le début de l’épidémie de Covid-19, les infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat ( IADE) sont en colère après que la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale a voté un amendement pour les évincer d’un statut visant à valoriser leur formation et leur profession.

Voilà un an qu’ils doivent faire preuve d’une grande adaptabilité pour assurer la continuité des soins et faire face à la pandémie. Depuis mars 2020, les 12 000 infirmiers anesthésistes diplômés d’État (ou IADE) de France (qui officient d’ordinaire dans les blocs opératoires) renforcent quotidiennement les équipes des services de réanimation qui sont submergés par les patients Covid-19.

Ils assurent également la formation accélérée de nombreux paramédicaux dans la prise en charge des patients en « réa » et participent aux transferts sanitaires de malades entre départements… Tout en poursuivant leur travail habituel aux côtés des chirurgiens et des médecins anesthésistes-réanimateurs, pour les interventions chirurgicales qui n’ont pas été déprogrammées.

Sept années d’études et aucune reconnaisance 

Un engagement qui n’est pas reconnu à sa juste valeur, selon ces professionnels dont la formation dure sept ans (cinq années d’études supérieures plus deux années d’exercice professionnel) aboutissant à un diplôme de niveau Master 2. Les IADE ont ainsi mal vécu le vote, le 18 mars dernier par l’Assemblée nationale, d’un amendement de la loi Rist leur refusant le nouveau statut d’Auxiliaires Médicaux en Pratique Avancée (AMPA). 

En PACA, ils ont monté un collectif pour se faire entendre. «Reconnaître les IADE en tant qu’AMPA, c’est reconnaître leur statut actuel juridiquement, sans modifier ni porter atteinte à la qualité actuelle du système de santé», explique Rémi Finas, Infirmier Anesthésiste Diplômé d’État au centre de lutte contre le cancer Antoine Lacassagne, à Nice.

Une pétition de 35 000 signatures 

«Nous avons le soutien de plusieurs parlementaires au niveau national», précise celui qui travaille d’ordinaire en chirurgie ORL.  «Depuis le début de la crise, l’organisation de notre travail a été totalement bouleversée. Nous pouvons être réquisitionnés à tout moment. Cela démontre bien l’importance de nos compétences».

Les IADE ont créé un collectif et rédigé une pétition en ligne sur le site change.org qui a déjà reccueilli plus de 35 000 signatures.



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