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«OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire» : le retour d’un espion qui a vieilli


Douze ans que Jean Dujardin n’avait pas enfilé le costume d’Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117. Dans le troisième volet de la saga, «OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire», qui sortira le 4 août au cinéma, notre espion franchouillard est de retour, mais manque de panache.

Au 74e Festival de Cannes, certains privilégiés ont pu découvrir en avant-première le 17 juillet dernier, cette comédie d’espionnage parodique présentée en dernière séance et réalisée par Nicolas Bedos. L’acteur et humoriste connu pour son cynisme, son mordant et son humour incisif succède à Michel Hazanavicius, qui a redonné vie à un héros déroutant créé par Jean Bruce en 1949, mais qui a préféré quitter le navire après «OSS 117, Le Caire, nid d’espions» (2006) et «OSS 117 : Rio ne répond plus» (2009). Un scénario qui ne l’enchantait guère, selon ses dires.

Justement, que raconte ce troisième opus, qui se présente comme l’événement ciné de cet été 2021, et dont le scénariste Jean-François Halin est toujours aux commandes ? On est en 1981. Le président Valéry Giscard d’Estaing s’apprête à s’effacer derrière le socialiste François Mitterrand au grand dam d’OSS 117, qui le voit comme un abject communiste. Toujours aussi macho, raciste, homophobe et égocentrique, cet espion qui met des mains aux fesses pour saluer ses collègues féminines, tout en lançant un «me too» comme pour se moquer de la bienséance, a vieilli et se retrouve mis au placard avec une équipe d’informaticiens, au sous-sol des bureaux de la SDECE. 

OSS 117 – OSS 1001 : le choc des générations

Il est finalement rappelé par son supérieur (le regretté Wladimir Yordanoff) pour aller en Afrique aider un dirigeant – dictateur sur les bords – à se débarrasser de rebelles. Il ne sait rien de ce continent si ce n’est que «les Africains sont joyeux, sympathiques et dansent bien». Cela promet… Pour cette mission, Hubert Bonisseur de la Bath, qui part avec «Tintin au Congo» dans ses valises, est secondé par une jeune recrue, OSS 1001 (Pierre Niney), mèche blonde, boucle d’oreille, santiags et chemise ouverte.

Entre eux, ce sera «Je t’aime moi non plus». Et sur la route d’OSS 117, il y aura des méchants, des explosions… et des femmes (Fatou N’Diaye, Natacha Lindinger) qui mettront à mal sa virilité. N’est pas James Bond qui veut…

Mais une chose est sûre, Nicolas Bedos rend un hommage appuyé à l’œuvre bondienne avec une scène d’ouverture – l’une des plus réussie et drôle – et un générique qui évoque les plus grands thèmes de l’agent 007. Si Jean Dujardin ne boude pas son plaisir de retrouver OSS 117 et forme un duo hilarant et efficace avec Pierre Niney, on regrette un scénario qui peine à tenir la route – avec une fin expédiée – et des répliques drôles, certes, mais qui ne déclenchent pas toutes des éclats de rire. Du politiquement incorrect, on en voulait plus.



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