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Noël 2020 : les meilleurs mangas de l’année à offrir ou se faire offrir


Après une année chahutée sur le plan des sorties BD avec de nombreux reports, le secteur du manga n’a pourtant pas baissé les bras et devrait même enregistrer de nouveaux records. Voici notre sélection des meilleurs ouvrages à lire sans modération.

Gamma Draconis

Un artéfact conférant des pouvoirs surhumains, une société secrète, de la magie transmise de générations en générations, voici les ingrédients qui composent Gamma Draconis. C’est le premier manga né d’une collaboration franco-japonaise publié par les éditions du Lézard Noir. Le dessinateur Eldo Yoshimizu (déjà derrière l’excellent Ryuko chez le même éditeur) met sa plume au service de Benoist Simmat qui imagine un scénario mêlant Histoire et transhumanisme. Un «one shot» mené tambours battants à la manière d’un James Bond, où l’on voyage de Londres à Paris, en passant par Poitiers et Tokyo dans les pas de la jeune Aiko, étudiante à la Sorbonne. Ses recherches vont toutefois la mener à découvrir les agissements d’un sombre conglomérat, dont l’ambition semble sans limite ni remords. Sur 256 pages en grand format, Gamma Draconis donne à admirer tout le savoir-faire d’Eldo Yoshimizu, dont le travail d’encrage allié à un style à la fois vif et fluide porte ce récit, hommage aux pulps des années 1960-1970.

Gamma Draconis, de Eldo Yoshimizu et Benois Simmat, éd. Le Lézard Noir, oneshot. 

capitaine albator – mémoires de l’arcadia

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© L.MATSUMOTO/AKITASHOTEN/J.ALQUIE/KANA

On ne présente plus le capitaine Albator, devenu une icône indémodable du manga et de la japanimation. Le corsaire de l’espace a inspiré le Français Jérôme Alquié dans le cadre de la collection Kana Classics, qui propose un récit complet en trois tomes et au format BD franco-belge. Hommage au travail de Leiji Matsumoto, père du célèbre pirate, ce Capitaine Albator – Mémoires de l’Arcadia met à nouveau l’équipage face aux Sylvidres.

Arrivé le 6 novembre dernier en librairies, le 3e tome conclut cette saga avec brio. Surtout, Jérôme Alquié livre un travail impressionnant et tout en couleurs pour rendre vie d’abord aux séries animées Albator 78 et Albator 84. Une vrai madeleine de Proust qui a su trouver son public et lancer cette collection. En octobre 2021, ce sera d’ailleurs à Goldorak de s’offrir un vibrant hommage par des Français chez le même éditeur.

Capitaine Albator – Mémoires de l’Arcadia, de Jérôme Alquié, éd. Kana, 3 tomes (série finie).

Magic Knight Rayearth

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MAGIC KNIGHT RAYEARTH © 1994 CLAMP / KODANSHA Ltd.

Dans le registre nostalgie, Pika réédite les classiques de Clamp et l’on ne peut qu’applaudir l’initiative, tant les récits de ce studio japonais émérite n’ont pas vieilli. Après Card Captor Sakura, Chobits et xxxHolic, c’est au tour de Magic Knight Rayearth de faire son retour dans une édition soignée.

Créée en 1994, cette série met en scène trois jeunes filles tokyoïtes -Hikaru, Fû et Umi- projetées dans le monde parallèle de Cefiro. De lycènnes sans histoire, elles deviendront les Magic Knights chargées de sauver cette terre. Réalisées de mains de maître grâce à une ambiance particulièrement soignée, Magic Knight Rayearth est sans doute l’un des titres les plus abordables de l’univers Clamp, autant pour les filles que pour les garçons. Tout le savoir-faire du studio est là et on ne s’y ennuie pas un seul instant. A noter que cette édition 2020 profite d’une nouvelle traduction et du sens de lecture original ainsi que des pages couleurs tirées d’un artbook jamais édité en France.

Magic Knight Rayearth, de Clamp, éd. Pika, tome 1/6 disponible.

Nos Temps Contaires

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© 2017 Gin Toriko (AKITASHOTEN) 

Les éditions Akata misent sur la SF pour cette fin d’année, avec «Nos Temps Contraires – Je ne te laisserai pas mourir». Un récit qui nous amène dans un futur où l’humanité a été rejetée des continents terrestres devenus trop pollués pour y vivre. Envoyés dans l’espace à travers d’immenses stations spatiales en orbite, le temps de pouvoir revenir sur la terre ferme, hommes et femmes font surtout l’objet d’expériences génétiques pour assurer une survie optimale par la suite. Enfermés dans leurs vastes bulles ressemblant à des villes entières, Arata et ses amis explorent un monde confiné, empli de contraintes et ne laissant que peu de place au développement d’une relation. Explorant tour à tour l’eugénisme, la fin du divertissement et le contrôle de la vie d’autrui, notamment, Nos Temps Contraires est un récit ambitieux et dessiné avec délicatesse par la mangaka Gin Toriko. Une autrice qui apporte un ton intéressant à la science-fiction féminine trop peu mise en avant.

Nos Temps Contraires – Je ne te laisserai pas mourir, de Gin Toriko, éd. Akata, tome 1 disponible.

Sayuri

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© 2015 OSHIKIRI RENSUKE / GENTOSHA COMICS INC

En matière de récits horrifiques, les Japonais n’ont que peu de leçons à recevoir de l’Occident. En attestent les sagas The Ring, Ju-On ou encore Tetsuro (pour ne citer que quelques exemples cinématographiques connus). Et si les mangakas ne sont pas en reste, on peut saluer Rensuke Oshikiri pour son nouvel ouvrage Sayuki, édité chez Omaké Manga. L’auteur du Perce Neige (aussi chez Omaké), nous amène ici au cœur d’une maison hantée où une famille se retrouve percécutée par des phénomènes inexpliqués. Si le pitch de base n’est pas original, c’est principalement par son ambiance glaciale que Sayuki parvient à nous surprendre au gré de 384 pages d’angoisse.

Sayuki, de Rensuke Oshikiri, éd. Omaké Manga, oneshot.

L’appel de Cthulhu

Souvent déconsidéré de son vivant, H.P. Lovecraft (1890-1937) a laissé derrière lui une œuvre qui ne cesse, aujourd’hui encore, d’influencer l’imaginaire de l’horreur. De la saga Alien à The Thing, nombreux sont les films, séries, livres et jeux vidéo à s’inspirer directement de cet auteur qui a «vu» et partagé l’indicible. Si la plupart de ses chefs-d’œuvres sont actuellement adaptés en manga par Gou Tanabe, c’est bien L’Appel de Cthulhu sorti cette année qui doit figurer dans votre bibliothèque. 

On pénètre alors dans la tête de Francis Wayland Thruston. Héritant des biens de son oncle -un ancien professeur de langues très anciennes-, Francis va découvrir les récits effroyables laissés par celui-ci. Des témoignages qui rapportent les preuves de l’existence d’entités qui ont précédé à la venue des hommes plusieurs millions d’années avant eux. Pourtant, un culte secret visant à leur retour sur Terre existe bel et bien… Un essentiel de l’horreur, brillamment mis en scène.

L’Appel de Cthulhu, de Gou Tanabe, d’après H.P. Lovecraft, éd. Ki-oon, oneshot.

Adam l’ultime robot

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© by AZUMA Ryûkô / Shûeisha

La fascination du Japon pour les robots humanoïdes n’est plus à démontrer depuis Astroboy (1952), héros fondateur du genre. Dernier en date, Adam L’ultime robot est sans doute l’un des meilleurs titres de l’année, aux éditions Pika. Chargé de défendre la Terre en 2045 contre des entités extra-terrestres géantes appelées «Psychés», Adam est au cœur d’un récit particulièrement bien écrit, porté par un dessin et une mise en scène impeccables.

Le mangaka Ryuko Azuma livre ici une relecture adulte d’Astroboy version hard SF (science-fiction s’appuyant sur de vraies théories scientifiques et technologiques). On salue également la traduction française réalisée par Jean-Philippe Dubrulle, qui offre ici un travail pertinent et d’une grande clarté. Ce titre mature, en quatre tomes au total, interroge sur l’avenir de l’humanité et sa destinée. Il se rangera précieusement dans vos étagères aux côtés de Blame!, Gunnm et Ghost in the Shell.

Adam, L’Ultime Robot, de Ryuko Azuma, éd. Pika, tome 1 disponible.

Blue Giant Supreme

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Considéré comme l’un des meilleurs mangas portant sur la musique, la série Blue Giant s’offre une suite repabtisée Blue Giant Supreme. On reprend donc le chemin de Dai Miyamoto, qui chante son amour pour le jazz en soufflant dans son saxophone. Le jeune Japonais poursuit son rêve en partant pour l’Europe. Pour sa première escale, il pose ses valises à Munich, en Allemagne. Mais les choses ne seront pas simples pour parvenir à se produire en spectacle. Les différences culturelles sont ici un rempart à l’exercice de sa passion, à tel point que Dai s’interroge sur la reconnaissance des asiatiques dans le milieu du jazz européen. C’est toutefois sans compter sur son talent qui parviendra à briser les frontières, pour découvrir que la musique reste un langage universel.

Un titre toujours brillant, porté par la qualité de sa narration et la justesse de son dessin. Le mangaka Ishizuka Shinichi joue à la perfection cette nouvelle partition. A savourer avec des écouteurs et quelques bons morceaux de jazz, comme Savoir Faire de The Chic, Fists of Fury de Kamasi Washington ou encore Power of Soul d’Idris Muhammad.

Blue Giant Supreme, de Ishizuka Shinichi, éd. Glénat, tome 1 le 19 septembre.

Spy x family

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© Endo Tatsuya/Shueisha

Gros lancement chez Kurokawa cette anné avec Spy X Family, valeur montante au pays du Soleil-Levant. Quand un espion digne de James Bond, dénommé Twilight, est envoyé en mission pour infiltrer un étrange institut de la haute société, celui-ci doit faire bonne figure et commencer par recruter les protagonistes qui l’aideront à former une jolie famille. Qu’à cela ne tienne, Twilight se choisit une épouse bien sous tous rapports et une petite fille qui ferait craquer n’importe quelle brute de la planète. Un plan qui forcément ne va pas rouler comme cet espion l’entend, surtout que sa nouvelle femme est une redoutable tueuse à gages. Comédie, action, espionnage et une pincée de mignonitude, voici la recette de ce nouveau titre particulièrement inspiré et signé Tatsuya Endo.

Spy X Family, de Tatsuya Endo, éd. Kurokawa, tome 1 le 10 septembre.

Mon shiba : ce drôle de chien

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 Gokigen wanko no heikyuujitsu © Aiko Kuninoi 2017/East Press Co., Ltd.

Parce qu’il n’y a pas que Chi (éd. Glénat) dans la vie, l’éditeur Doki Doki s’intéresse à un autre compagnon à quatre pattes via le manga Mon Shiba : ce drôle de chien. Tout en couleurs et pensé pour les plus jeunes, ce titre présente les péripéties de Momo, de la race shiba, présentée comme «un quart chien, un quart homme, un quart chat et un quart singe». Maline et amusante, Momo entraîne ses maîtres dans de drôles d’aventures. On apprécie tout particulièrement le trait généreux d’Aiko Kuninoi, une illustratrice de talent, qui sait croquer la vie de cette chienne malicieuse et pleine de vie.

Mon Shiba : ce drôle de chien, de Aiko kUninoi, Doki Doki, en un seul tome disponible.

Retrouvez toutes nos sélections Noël ICI



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