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NDC, neutralité carbone, atténuation… X notions à connaître pour comprendre la COP26


Les dirigeants du monde entier sont réunis à Glasgow (Ecosse) jusqu’au 12 novembre pour s’engager concrètement à limiter le réchauffement de la planète. Voici quelques mots ou expressions du jargon climatique à connaître pour y voir plus clair dans les débats qui animent la COP26.

Contribution déterminée au niveau national (CDN, ou NDC en anglais)

C’est la feuille de route que s’engage à suivre chaque pays ou organisation régionale pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit d’objectifs chiffrés pris généralement à l’horizon 2030 ou 2050. L’accord de Paris de 2015 prévoit que les 196 parties signataires soumettent tous les cinq ans une nouvelle NDC, de préférence plus ambitieuse que la précédente.

L’Union européenne s’est par exemple engagée en 2020 à réduire ses émissions de CO2 d’au moins 55% d’ici à 2030 par rapport à 1990, contre 40% dans sa NDC de 2015. Mais des pays comme l’Australie et l’Indonésie n’ont pas modifié leur NDC, quand le Brésil et le Mexique les ont même revues à la baisse. 

Selon l’ONU, les NDC déposées avant le début de la COP26 laissent envisager un réchauffement de la planète de 2,7°C, une situation qualifiée de «catastrophique» par les Nations unies. Il faudrait multiplier les ambitions nationales par sept pour espérer limiter le réchauffement à +1,5°C, l’objectif le plus élevé fixé par l’accord de Paris. C’est ce à quoi doivent travailler les différents Etats lors de cette COP26.

Gaz à effet de serre (GES)

Les GES désignent les gaz qui participent à l’effet de serre. En empêchant les rayons infrarouges qui frappent la terre de s’échapper, ils retiennent la chaleur près de la surface de la terre. Si ce phénonmène est naturel, l’activité humaine l’accentue gravement et provoque le réchauffement climatique. L’accord de Paris prévoit que «les parties cherchent à parvenir au plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre dans les meilleurs délais».

Les principaux gaz à effet de serre émis par l’activité humaine sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Le CO2, émis par la combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) pour les transports et l’industrie, est le premier GES émis par l’homme. Vient ensuite le méthane, qui provient essentiellement de l’agriculture et de l’élevage, et le protoxyde d’azote, émis lors de l’épandage d’engrais azotés et par certaines industries chimiques. L’unité de mesure des gaz à effet de serre est la «tonne d’équivalent CO2».

Neutralité carbone

Un pays atteint la neutralité carbone, aussi appelée «zéro émission nette», quand il n’émet pas plus de gaz à effet de serre qu’il ne peut en absorber, grâce à ses forêts par exemple (voir «atténuation»).

Pour l’instant, 49 pays représentant 57% des émissions mondiales se sont engagés à atteindre la neutralité carbone vers le milieu du siècle. Mais certaines promesses laissent dubitatifs les experts. L’Australie s’est par exemple engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050 tout en annonçant vouloir soutenir sa production de charbon ou de gaz.

Marché du carbone

Un marché du carbone, aussi appelé «système d’échange de quotas d’émissions» (ETS, pour l’acronyme anglais) est un système qui permet de limiter l’émission de CO2 des producteurs d’électricité et des entreprises gourmandes en énergie. Le système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (SEQE-UE), le plus grand au monde, existe depuis 2005. Ce mécanisme fait partie de ce qu’on appelle la tarification du carbone, que l’on résume souvent par la formule «pollueur-payeur».

Concrètement, la Commission européenne définit un plafond d’émissions pour une durée donnée, qui est réparti entre les acteurs du marché sous forme de quotas échangeables. Si une entreprise émet plus de CO2 que ne l’autorisent les quotas dont elle dispose, elle peut racheter de nouveaux à une autre société plus vertueuse qui aura moins pollué. Si elle ne le fait pas, elle paiera une amende. Pour inciter les entreprises à investir dans des installations moins polluantes, la Commission diminue chaque année le plafond d’émissions.

L’Accord de Paris a posé les bases d’un marché mondial du carbone mais ses règles ne sont pas fixées. C’est l’un des enjeux de cette COP26. 

Atténuation

L’atténuation (ou mitigation) désigne toutes les techniques permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre et leur concentration dans l’atmosphère. Les deux principaux leviers sont la réduction des émissions (en améliorant l’efficacité énergétique ou en remplaçant les ressources fossiles par des énergies renouvelables non émettrices de CO2) ainsi que la séquestration du carbone.

Séquestration du carbone

La séquestration du carbone se fait naturellement grâce aux océans, aux forêts ou à certains sols. On dit que ce sont des «puits de carbone» car ils absorbent le CO2, l’empêchant ainsi de rejoinre l’atmosphère. Des technologies industrielles permettent également de capter et de stocker du CO2 émis par les usines.

adaptation

Le terme adaptation désigne lui le fait de se protéger des conséquences déjà inévitables du réchauffement climatique. L’adaptation peut se traduire par l’aménagement des zones littorales menacées par la montée des eaux ou encore l’amélioration de la gestion de l’eau, alors que les sécheresses sont amenées à se multiplier. 

COP

La COP (pour conférence des parties) est l’organe décisionnel de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC, ou UNFCCC en anglais). Adoptée en 1992 à Rio de Janeiro, cette convention reconnaît l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés plus de responsabilités dans la lutte contre ce phénomène. Depuis le premier sommet en 1995 à Berlin (COP1) , la COP se réunit chaque année lors d’un sommet mondial pour prendre des décisions à même de respecter les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique.

Certaines COP ont fait date plus que d’autres. En 2005, celle de Kyoto a abouti au premier accord international contraignant visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En 2015, la COP21 de Paris s’est conclue par la signature de l’Accord de Paris, visant à limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète à 2°C maximum par rapport aux niveaux préindustriels.



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