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Nageur amputé des 4 membres, Théo Curin renonce aux Jeux paralympiques pour traverser le lac Titicaca


«Un défi de dingues». Théo Curin, nageur paralympique de l’équipe de France, a décidé de tirer un trait sur les Jeux de Tokyo, l’été prochain, afin de s’attaquer à un autre challenge de taille : traverser les 122 kilomètres du lac Titicaca à la nage.

L’athlète, qui est aussi égérie d’une marque de cosmétique et joue dans la mini-série télé «Vestiaires», explique avoir pris cette décision après le report des Jeux cette année, mais aussi parce que les catégories handisports ne lui laissent que peu de perspective pour espérer devenir médaillé paralympique.

Amputé des quatre membres, il concourt en effet face à des athlètes ayant un handicap moins important. «Je suis quelqu’un de compétiteur, je sais que je vais là-bas pour faire 4e (place à laquelle il avait déjà terminé à Rio, en 2016). Ca ne m’intéresse pas. Je suis parti à l’âge de 13 ans de chez mes parents pour faire 4e aux Jeux, ce n’est pas ce que j’avais prévu», assène-t-il à l’AFP.

Alors, le temps était venu de se faire plaisir : «j’ai envie de kiffer. (Depuis) que j’ai pris la décision de ne pas les faire (les Jeux, ndlr) c’est allé tout de suite beaucoup mieux. J’ai la patate et le sourire, je veux aller au bout de ce putain de lac (sic) !», s’exclame-t-il.

Huit à dix jours de nage

L’exploit sera de taille : traverser en totale autonomie les 122 kilomètres du lac le plus haut du monde (3.812m d’altitude), qui sépare le Pérou et la Bolivie, en pleine cordillères des Andes. Il sera accompagné de son périple par l’ancienne nageuse Malia Metella, qui a pris sa retraite professionnelle depuis 11 ans, et par Mathieu Witvoet, aventurier engagé pour l’environnement.

Durant les huit à dix jours de leur traversée, ils devront tirer derrière eux leur radeau de survie. «Je ne sais pas s’ils ont vraiment conscience de ce qu’ils vont faire», sourit leur entraineur Stéphane Lecat, qui dirige par ailleurs les nageurs d’eau libre de l’équipe de France. «C’est très costaud, dans un milieu ouvert avec beaucoup de bornes, une eau froide et de l’altitude. C’est un défi de dingues. Ils ne vont pas là-bas pour essayer, il faut qu’ils réussissent», martèle-t-il.

Ensuite, il sera toujours temps de revenir dans les bassins, pour celui qui vient d’être le premier quadri-amputé à finir un semi iron man (1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21,1km en fauteuil). Car s’il a fait une croix sur Tokyo, le rendez-vous de Paris, en 2024, est toujours parmi ses objectifs. Mais d’abord, place au Titicaca.

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