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#MusicToo : le #MeToo de l’industrie musicale appelle les victimes à témoigner


Plus silencieux ces derniers mois, on pourrait croire que le mouvement #MeToo s’est essouflé. Erreur : il s’organise. Sous le hashtag #MusicToo, un collectif lance un appel à témoignages pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans l’industrie musicale. Jusqu’au 30 septembre, un formulaire est mis à disposition des victimes qui peuvent rester anonymes.

Dans leur manifeste, les personnes à l’origine de cette initiative les encouragent néanmoins à nommer leurs agresseurs. «Il est temps que la peur change de camp», insistent-ils.

 

 

“Nous reprenons aujourd’hui le hashtag #MusicToo pour donner un nouveau souffle à la libération de la parole dans l’industrie musicale.“ Nous (anonymes, comme vous) collectif à l’initiative de ce questionnaire, sommes issu.e.s du secteur musical. Certain.e.s d’entre-nous ont quitté la filière il y a plusieurs mois ou années, certain.e.s y évoluent encore aujourd’hui. Une filière professionnelle parfois dangereuse, souvent toxique pour les femmes, pour la communauté LGBTQIA+ et les personnes racisées sous représentées. Depuis plus d’un an, nous repensons aux témoignages de nos ami.e.s, aux histoires d’agressions sexuelles que tout le monde connaît dans le milieu mais dont personne ne parle. Et nous constatons l’impunité des agresseurs (professionnels à des postes clés, artistes omniprésents dans les médias) qui n’ont aucune raison d’arrêter leurs agissements si personne ne parle. Il est temps que la peur change de camp. Sur notre google form (lien dans la bio), jusqu’au 30 septembre, nous recueillons vos témoignages de violences sexistes – propos sexistes, dégradants, ambiances sexistes – et sexuelles. Vous pouvez rester anonymes si vous le souhaitez, mais il est temps de nommer votre ou vos agresseur.euse.s. A partir de ces informations, nous pourrons associer des agressions et violences entre elles, commencer à dessiner des profils et rassembler des plaintes. Nous travaillons avec des avocates et deux associations pour vous accompagner vers un suivi juridique ou psychologique si nécessaire. Dans certains cas, nous transmettons des informations aux médias qui voudraient mener une enquête.

Une publication partagée par #MusicTooFrance (@musictoofrance) le

Leur objectif est de recouper les récits afin de, peut-être, «associer des agressions et violences entre elles, commencer à dessiner des profils et rassembler des plaintes».

Sur Twitter, le collectif #MusicToo fait référence à l’article publié par NEON, le 22 juin. Rassemblant les témoignages de 16 femmes qui accusaient l’artiste parisien Wilfrid A., connu pour son tag «L’amour court les rues», d’agression sexuelle ou de viol, il a été suivi de l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. Par la suite, 25 victimes présumées ont porté plainte.

«C’est parce que NEON a rassemblé 16 femmes qui accusaient Wilfrid A. que l’article a pu sortir sans être attaqué en diffamation, écrit #MusicToo. Nous espérons avoir assez de témoignages pour les recouper entre eux».

Certaines récurrences semblent déjà apparaître puisque le collectif a publié des appels à témoignages plus précis, destinés à étayer des récits concordants. Il est notamment question de «viols/tentatives de viols/agressions sexuelles» dans le Grand-Est, mais aussi d’«envois non-sollicités de contenus (textes & images) à caractère pornographique» en Ile-de-France.

Pour mener ce projet à bien, les membres du collectif travaillent avec des avocates et deux associations spécialisées, afin de proposer un soutien psychologique et un suivi juridique aux témoins qui en auraient besoin. Les créateurs de #MusicToo, souhaitent rester anonymes mais leur manifeste indique qu’ils ou elles sont «issu.e.s du secteur musical». «Certain.e.s d’entre-nous ont quitté la filière il y a plusieurs mois ou années, certain.e.s y évoluent encore aujourd’hui», précisent-ils.

Ensemble, ils dénoncent «une filière professionnelle parfois dangereuse, souvent toxique pour les femmes, pour la communauté LGBTQIA+ et les personnes racisées sous représentées».

L’industrie musicale est décrite comme «un secteur dominé par les hommes : ce sont eux qui occupent les métiers en lien avec l’artistique, la direction, la technique et tiennent les postes clés qui permettent le développement ou la fin des carrières. Le rapport de pouvoir est tel que les abus – en nombre – ne sont jamais dénoncés, de peur de perdre son emploi, dans un secteur très concurrentiel et sexiste».

L’objectif de cette initiative est de faire cesser «l’impunité des agresseurs […] qui n’ont aucune raison d’arrêter leurs agissements si personne ne parle».

La jeune femme avait été envoyée à Pékin par sa mère.

Pour appuyer leur propos, les membres du collectif citent notamment les résultats de l’enquête publiée en octobre 2019 par le collectif CURA, selon lesquels une femme artiste sur trois a été agressée ou harcelée sexuellement dans l’industrie musicale française. Pour y mettre un terme, #MusicToo mise sur l’entraide et la cohésion : «l’union fait notre force».

Retrouvez toute l’actualité sur la lutte contre les violences sexuelles ICI





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