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Muselier, Ciotti, Bertrand : à une semaine du congrès LR, les membres du parti se déchirent


Il y a de l’eau dans le gaz chez Les Républicains. A une semaine du congrès qui doit désigner le candidat à la présidentielle, du 1er au 4 décembre, le parti multiplie les bisbilles, voire les ruptures. Renaud Muselier, Xavier Bertrand et Eric Ciotti sont notamment au coeur de nouvelles querelles.

Et pour cause : le premier a tout bonnement décidé de quitter le parti, dont il était membre depuis 35 ans. Renaud Muselier, président de la puissante région Paca, a annoncé ce mercredi 24 novembre son départ des Républicains. Il dénonce une «dérive» de son ex-famille politique vers l’extrême droite et désigne Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, comme le principal responsable.

Ce dernier a notamment déjà dit qu’il préférerait voter Eric Zemmour, pas encore candidat, plutôt qu’Emmanuel Macron au deuxième tour de la présidentielle, si l’occasion se présentait. Renaud Muselier l’accuse ainsi de «véhiculer les idées» du polémiste «à l’intérieur de LR» et est allé jusqu’à qualifier Eric Ciotti de «faux-nez de l’extrême-droite». Des propos condamnés par plusieurs figures LR telles que Michel Barnier ou Valérie Pécresse.

Xavier Bertrand a quant à lui jugé ces attaques «inacceptables», refusant même le soutien de Renaud Muselier, qui l’a désigné mardi comme son «choix personnel» dans la course à l’investiture LR. Cette prise de position du président des Hauts-de-France lui a valu quelques critiques, étant donné qu’il avait lui-même quitté Les Républicains en 2017, pour des raisons similaires à celles invoquées aujourd’hui par Renaud Muselier. A l’époque, Xavier Bertrand s’était opposé à la nomination de Laurent Wauquiez à la tête du parti, le jugeant trop à droite à son goût.

«Quelle est notre porosité avec l’extrême droite ?»

Sachant qu’Eric Ciotti a récemment affirmé qu’il nommerait ce même Laurent Wauquiez Premier ministre s’il était élu président, le soutien de Xavier Bertrand au député des Alpes-Maritimes surprend certains observateurs. Christian Estrosi, maire de Nice et ex-LR, a ainsi considéré que le président des Hauts-de-France avait «mis tout simplement un genou à terre».

De son côté, Renaud Muselier estime que «la question est simple : quelle est notre porosité avec l’extrême droite ? La réponse n’est pas claire du tout». Aujourd’hui, celui qui s’est «battu contre le Front national toute sa vie» pense que son ex-famille politique est «en très grand danger». Une opinion qu’Eric Ciotti, ne partage pas. Sur Twitter, le député des Alpes-Maritimes s’est félicité du départ de son rival, souhaitant «Bon vent chez En Marche!» à Renaud Muselier.

En réalité, cette nouvelle désunion risque de fragiliser une famille politique déjà reléguée en quatrième position dans les sondages, derrière Emmanuel Macron et l’extrême droite. Lors des régionales en Paca, déjà, le positionnement face à LREM avait posé problème et entraîné la démission des Républicains de Christian Estrosi et Hubert Falco, respectivement maires de Nice et Toulon. A l’époque, Eric Ciotti et Renaud Muselier s’étaient déjà opposés, le premier militant pour que LR retire son soutien en Paca au second. Des mois plus tard, il semblerait que la question divise toujours.





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