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Municipales : ces 5 nouveaux maires qui vont compter

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Quelque 5.000 maires ont été élus ce dimanche en France à l’occasion du second tour des municipales. Grégory Doucet à Lyon, Louis Aliot à Perpignan, Jeanne Barseghian à Strasbourg… Les noms de certains d’entre eux sont particulièrement à retenir, car ils pourraient changer radicalement le visage de leur commune. Et au-delà ?

Grégory Doucet (EELV, Lyon)

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(©JEFF PACHOUD / AFP)

Il est le symbole de l’historique vague verte qui a déferlé sur les grandes villes françaises lors de ces élections municipales. Novice en politique et encore inconnu du grand public, Grégory Doucet (Europe Ecologie Les Verts, EELV), cadre dans l’humanitaire de 46 ans, a remporté une victoire nette à Lyon (52,4 % des voix), ravissant la mairie à Gérard Collomb, 73 ans. La fin d’une ère pour la capitale des Gaules, après vingt ans de règne de ce Marcheur de la première heure et ancien ministre de l’Intérieur, dont l’alliance avec la droite entre les deux tours n’a pas porté ses fruits. Pour EELV, c’est une occasion en or de montrer que les écologistes sont capables de gérer une ville d’une aussi grande importance, alors que seule Grenoble jusque-là était dirigée par un Vert, Eric Piolle. Les écolos auront en plus une importante marge de manœuvre à Lyon, puisqu’à la métropole, c’est aussi un des leurs qui est arrivé en tête, Bruno Bernard.

Jeanne Barseghian (EELV, Strasbourg)

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(©FREDERICK FLORIN / AFP)

Une autre grosse prise des écologistes. A Strasbourg, c’est Jeanne Barseghian (EELV), 39 ans, qui l’a emporté haut la main (41,7 % des voix). Une surprise, alors que cette juriste spécialisée en droit de l’environnement devait faire face à une alliance entre le candidat LREM Alain Fontanel et le LR Jean-Philippe Vetter. Pour les Verts, c’est une victoire importante, mais également symbolique. En plus d’être l’une des principales villes de France, Strasbourg, qui héberge le Parlement européen, est en effet l’une des deux capitales de l’Union européenne (avec Bruxelles). «Nous ferons de Strasbourg la capitale européenne de la transition écologique, sociale et démocratique», a ainsi déclaré la nouvelle maire après sa victoire dimanche soir.

Louis Aliot (RN, Perpignan)

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(©RAYMOND ROIG/ AFP)

Un moment important pour le Rassemblement national (RN). Avec sa victoire à Perpignan (Pyrénées-Orientales), le député Louis Aliot, 50 ans, redonne au parti d’extrême droite, anciennement appelé Front national (FN), le contrôle de sa première ville de plus de 100.000 habitants – Perpignan en compte 120.000 – depuis 1995. Cette année-là, c’était Toulon (Var) qui était tombée aux mains du candidat frontiste Jean-Marie Le Chevallier. Selon la présidente du RN Marine Le Pen, il s’agit d’une «victoire symbolique» et d’un «un vrai déclic, parce que nous allons aussi pouvoir démontrer que nous sommes capables de gérer de grandes collectivités». Avant Perpignan, la plus grande ville de France dirigée par la formation d’extrême droite était Fréjus (Var) et ses 52.000 habitants. David Rachline y a été réélu dès le premier tour le 15 mars dernier.

La maire de Marseille (Michèle Rubirola ou Martine Vassal)

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(©Michèle Rubirola et Martine Vassal. (©GERARD JULIEN / AFP et CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

Que la prochaine maire de Marseille s’appelle Michèle Rubirola ou Martine Vassal, la cité phocéenne va connaître un basculement. Après 25 ans de règne, le baron local Jean-Claude Gaudin, 80 ans, s’apprête à laisser sa place. Une chose est sûre, il sera remplacé par une femme : Michèle Rubirola, une écologiste à la tête d’une liste d’union de la gauche arrivée en tête au second tour (39,9 %), ou Martine Vassal, présidente Les Républicains (LR) de la métropole marseillaise et du département des Bouches-du-Rhône, arrivée deuxième (29,8 %). Comme à Paris et Lyon, le scrutin dans la deuxième ville de France se joue par secteurs, laissant encore une chance à Martine Vassal, dauphine de Jean-Claude Gaudin, de l’emporter lors d’un «troisième tour» hautement incertain devant les 101 conseillers municipaux le 3 juillet prochain. Mais Michèle Rubirola, médecin et élue locale EELV, à la tête d’une majorité relative, paraît idéalement placée pour l’emporter, et ainsi faire repasser à gauche une ville dirigée des années 50 aux années 90 par les socialistes.

Karine Franclet (UDI, Aubervilliers)

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(©Capture d’écran Facebook / Karine Franclet)

Le symbole du recul des communistes. A Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, la maire sortante communiste (PCF), Meriem Derkaoui, a été battue par la candidate UDI (centre droit) Karine Franclet (44,5 % des voix). Il s’agit d’un véritable séisme dans cette ville de banlieue parisienne de 85.000 habitants, gérée quasiment sans partage depuis la Libération par le PCF, excepté un intermède du PS entre 2008 et 2014. Quant aux raisons d’un tel basculement, elles sont peut-être à chercher du côté de la gentrification en cours de certains pans de la banlieue parisienne, à laquelle Aubervilliers n’échappe pas. Ce résultat montre en tout cas que le délitement de la «banlieue rouge» se poursuit, puisqu’il faut ajouter à la défaite des communistes à Aubervilliers celles à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) ou encore Choisy-le-Roi (Val-de-Marne).

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